Randonnées accompagnées dans les Alpes

Avec Daniel Appell, Guide accompagnateur en montagne.
Des randonnées dans les Alpes tout au long de l’année.


Les plus belles randonnées accompagnées dans les Alpes du nord.
Pour une journée ou plusieurs jours, choisissez date et destination. Je m’occupe du reste !
Mont-Blanc, Bauges, Vanoise, Aravis, Chartreuse, Vercors, Belledone…

Des randonnées dans les Alpes…
…pour vous ressourcer dans l’air vivifiant des montagnes, au cœur d’une nature magnifique !

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Vous bénéficierez de son enthousiasme, de ses connaissances sur le milieu montagnard, la faune, la flore, l’architecture et l’histoire des montagnes mais aussi de ses savoir-faires techniques et de toutes ses garanties professionnelles.

Les premières neiges sont arrivées ! Raquettes aux pieds, venez découvrir la montagne enneigée. À partir de 25€ par personne, matériels fourni.

Alpes du nord

Massif du Mont Blanc : la ville à la montagne.


Le massif du mont Blanc s’étend sur trois pays différents. La France, la Suisse et l’Italie. En parcourant le célèbre Tour du Mont Blanc (TMB), vous traverserez ainsi des vallées bien différentes. Du côté de Chamonix, c’est la ville à la montagne. Les paysage restent grandioses mais si l’envie d’une bière vous tenaille, ce n’est pas un problème. Dans les vallées suisses, l’ambiance alpine domine. Les pâturages, les fermes d’altitude, et les grandes vallées préservées constituent le paysage. En Italie enfin, bien que Courmayeur soit très fréquentée, les sentiers en balcons sont magnifiques. Ainsi, le massif du Mont Blanc offre une diversité de randonnées et de paysages tout à fait remarquable.

Le mont Blanc, star incontestée !

Ce célèbre massif alpin présente une grande variété de paysages tout en restant bien individualisé. Il est séparé des massifs voisins par de grandes vallées et des cols bien marqués. L’ensemble des glaciers qui le recouvrent, bien que très touchés par les modifications climatiques en cours, ainsi que l’altitude de ses nombreux sommets, l’individualise encore un peu plus. Le Chablais, en direction du Lac Léman ou le Beaufortin, vers le sud, ne présentent pas de tels glaciers. Il faut regarder du côté du col du Grand Saint Bernard et du massif du Grand Combin pour retrouver des glaciers aussi imposants.

D’un point de vue géologique, le massif du Mont Blanc est aussi bien reconnaissable à son granit. Il présente de belles couleurs orangées et forme des structures en dalles et dièdres caractéristiques. Un vrai paradis pour les grimpeurs.

Randonnées accompagnées dans le massif du Mont Blanc :

Il est assez facile de pénétrer à l’intérieur de ce massif. Mais cela nécessite d’emprunter des vallées glaciaires. Sur son versant français on trouve la célèbre mer de glace. Il y a aussi les glaciers d’Argentière, de Tré la Tête ou de Miage. Mais ces accès demandent un minimum de compétences en matière d’alpinisme.

Enfin, pour les randonneurs, il y a bien sûr le célébrissime Tour du Mont Blanc (TMB). Le parcours intégral de ce magnifique trek exige un minimum de 7 à 8 journées de randonnées. À moins de cumuler certaines étapes ou, au contraire, d’en laisser de côté. Mais il y aussi des sentiers en balcons et quelques refuges d’altitude facilement accessibles. Il est ainsi possible de randonner dans le massif du Mont Blanc, pour une journée ou quelques jours. Et d’en apprécier toutes les beautés.

Selon le temps dont vous disposez, selon vos envies et votre habitude de la randonnée, je pourrais vous proposer des itinéraires adaptés pour découvrir ce massif unique. Et de toutes les façons, toutes mes randonnées accompagnées dans le massif du mont Blanc sont magnifiques !

Bref, ce massif est la véritable pierre angulaire des Alpes du nord ! Et des randonnées accompagnées dans le massif du mont Blanc !

Massif de la Vanoise : premier parc national français.

Le massif de la Vanoise est un sanctuaire magnifique pour la faune et la flore alpine. Et si vous cherchez des randonnées accompagnées dans les Alpes du nord, vous ne serez pas déçu ! La Vanoise offre de très nombreuses randonnées, pour une journée ou plusieurs jours. Quelque soit votre choix, vous pourrez vous immerger dans une ambiance montagnarde exceptionnelle.

La Vanoise, premier parc national français :

Le massif de la Vanoise se situe en Savoie, entre la haute vallée de la Maurienne, où coule l’Arc, et celle de la Tarentaise, où coule l’Isère. Il est le siège du 1er Parc National français dont la création remonte à 1963. Grâce à cela, ce massif montagneux est devenu au fil du temps un véritable patrimoine naturel. Par ailleurs, la Vanoise est géographiquement contigu, sur son flanc est, avec le Parc National italien du Grand Paradis. Ainsi réunis, ces deux territoires représentent une immense zone de protection de l’environnement montagnard. Son point culminant est le sommet de la Grande Casse avec 3852 m. Enfin, les vastes calottes glaciaires des célèbres dômes de la Vanoise s’étendent de la dent Parachée (3697 m), au sud, jusqu’au mont Pourri (3779 m), au nord.

La faune et la flore du massif de la Vanoise sont exceptionnelles :

La faune et la flore de la Vanoise sont exceptionnelles. On y dénombre plus d’un millier de fleurs d’origine alpine, orientale et méridionale. Dont de nombreuses espèces protégées au niveau national. De son côté, la faune est représentée par la colonie française la plus importante de bouquetin des Alpes. Sans oublier le chamois qui est également bien présent ainsi que ne nombreuses autres espèces animales. Enfin, environ 160 espèces d’oiseaux nicheurs sont recensés. Parmi lesquels l’aigle royal et le gypaète barbu. Ainsi, le Vanoise est une destination parmi les plus prisée pour randonner dans les Alpes du nord.

Randonnées accompagnées en Vanoise :

Ce massif offre de très nombreuses possibilités. Les randonnées accompagnées en Vanoise d’une journée sont légion mais vous pouvez aussi choisir des trek de plusieurs jours. Les nombreux refuges présents sur le territoire permettent de multiples combinaisons de randonnées. Et il y en a vraiment pour tous les goûts ! Le moment le plus favorable pour la randonnée reste malgré tout la période estivale. Tous les refuges sont ouverts et les cols libérés de la neige. Mais c’est aussi la période de la plus grande affluence. Pourtant des itinéraires sont tout à fait envisageables dès la fin du printemps. Sans oublier l’automne qui offre des couleurs magnifiques dans les forêts de mélèzes.

Massif des Bauges, une île de nature.

Le Parc Naturel Régional du massif des Bauges est un secret bien gardé. On y trouve de nombreuses randonnées, de style et de difficulté variées. Par ailleurs ce parc abrite également la première réserve française de chamois. Ce qui donne souvent l’occasion de rencontres mémorables. Ainsi, été comme hiver, ce Parc constitue une destination de choix pour la randonnée. Et les grands sommets des Bauges constituent de très beaux objectifs : Arcalod, Tréloz, Pécloz, Colombier.

Les Bauges, une île de nature…

Le massif des Bauges est un secret bien gardé. Bien connu des savoyards, il reste pourtant une énigme pour le plus grand nombre. Car on confond encore souvent les Bauges avec les Vosges ! En effet, ce massif est entouré de grandes vallées alpines, lieux de passages historiques. C’est pourquoi on le contourne facilement sans le remarquer. Par contre, pendant longtemps, les chemins qui y menaient sont restés difficiles à emprunter. Ainsi, au fil du temps, il est resté une véritable île de nature entourée de villes phares des Alpes du nord : Annecy, Chambéry, Albertville.

Le massif des Bauges et ses quatorze 2000 :

Petit clin d’œil aux quatorze 8000 himalayen, le massif des Bauges recèle fièrement quatorze 2000 m. Dont le plus haut, la pointe de l’Arcalod, affiche 2271 mètres. Par ailleurs un sommet qu’il ne faut pas prendre à la légère ! Non loin, le Pécloz et le Tréloz sont plus abordables pour les randonneurs. Toutes ces magnifiques montagnes abritent depuis 1953 une réserve nationale de faune. Le chamois est le prince de ces vallées. Sa rencontre constitue toujours un grand moment. Et ce n’est pas un hasard si les plus belles randonnées accompagnées dans le massif des Bauges se nichent autour de ces sommets !

Les Bauges, des montagnes à l’ombre de villes célèbres :

Situé dans les Alpes du nord, à cheval entre la Savoie et la Haute-Savoie, ce massif s’inscrit dans un triangle de villes renommées : Annecy, Aix-les-Bains, Chambéry et Albertville. Le Chéran, magnifique rivière de montagne, le traverse d’est en ouest. Son flanc ouest se compose de montagnes massives et de plateaux : le célèbre mont Revard, la montagne de Bange et le Semnoz. Mais c’est sur son flanc est que se situent ses plus hauts sommets, dominant la vallée de l’Isère. Evidement c’est là que les randonnées accompagnées dans le massif des Bauges prennent toutes leur ampleur. Des itinéraires splendides vous y attendent !

Le Parc naturel régional du massif des Bauges :

Le Parc Naturel Régional des Bauges voit le jour à la fin de l’année 1995. Sa mission est de valoriser ce territoire tout en préservant ses patrimoines naturels, architecturaux, paysagers… Par exemple, des missions de protection des milieux naturels des Bauges sont menées par les techniciens du parc, spécialistes de l’environnement. L’étude et le suivi des populations de chamois est une mission phare du parc en collaboration avec l’ONF et l’ONCFS. Autre exemple, des formations spécifiques sont proposées aux professionnels qui vivent et travaillent dans le périmètre du parc. De même, le suivi et la maintenance des sentiers de randonnées et les panneaux qui les jalonnent font aussi parti de ses actions. Enfin, pour participer à la dynamique de ce territoire, toutes les communes de son périmètre ainsi que les villes « porte » situées dans les vallées sont adhérentes de sa charte.

Randonnées accompagnées dans le massif des Bauges :

Jalonné de nombreux itinéraires de randonnées, les Bauges sont très attractifs, été comme hiver, pour les amoureux de la nature. Ainsi, on peut parcourir à la journée de splendides itinéraires ou bien découvrir le massif depuis un gîte confortable ! Des traversées du massif reliant Chambéry, Albertville et Annecy parcourent le massif pour les amoureux des grandes randonnées itinérantes. Bien entendu, tous ces itinéraires vous permettront de découvrir une faune, une flore et une géologie remarquable. Sans oublier des panoramas sur les massifs voisins : Chartreuse et, plus loin, le Vercors, la Vanoise, la chaîne de Belledone, les Aravis et bien sur le massif du mont Blanc. Bref, les randos accompagnées dans le massif des Bauges ne manquent pas d’air ! Finalement, voilà un massif qui n’a pas fini de faire parler de lui !

Quelques exemples de randonnées accompagnées dans le massif des Bauges :

Pour des randonnées estivales d’une journée dans les Bauges, plusieurs secteurs sont envisageables. Commençons par son flanc ouest. Il domine le lac du Bourget et vous pourrez y parcourir les crêtes du Revard ou vous perdre entre forêts et alpages, jusqu’à la tourbières des Creusates. Un itinéraire de découverte élaboré par le Parc des Bauges vous y attend. Mais si vous disposez d’un peu plus de temps, une nuitée au refuge de Creux Lachat est incontournable ! Dans le cœur des Bauges, il va vous falloir choisir entre de nombreuses possibilités. Par exemple, citons le Margériaz et le Colombier comme objectifs majeurs. Enfin, sur le flanc est, secteur le plus sauvage du massif des Bauges, le vallon d’Orgeval, le Tréloz et le Pécloz recèlent de petites pépites de randonnées. Si vous disposez de plusieurs jours devant vous, plusieurs combinaisons de traversée des Bauges sont possibles. Ainsi, vous pouvez démarrer d’une des villes phares présentent autour du massif pour en rejoindre un autre. Annecy, Albertville Chambéry ou Aix les Bains, à vous faire votre choix ! En ce qui concerne les randonnées hivernales en raquettes, le choix, pour des raisons de sécurité en particulier, est plus restreind. Le Revard, le Mariet d’Arith, le Margériaz, ou Bellecombe en Bauges sont des secteurs très prisés. D’ailleurs, vous y rencontrerez probablement d’autres randonneurs désireux de savoureux de splendide massif !

Massif des Aravis, au pays du reblochon.

Les Aravis ont la tête dans les étoiles et les pieds dans l’eau. En effet, ce massif s’étire de la vallée de l’Arve et du massif du Mont Blanc au nord jusqu’au au lac d’Annecy au sud. Encadré par les sommets de la Pointe Perçée et de la Tournette, comme deux phares veillant sur les randonneurs.

Le massif des Aravis bénéficie d’une situation privilégiée : Mont Blanc, lacs d’Annecy et Léman, Bauges, Beaufortin… autant de beaux paysages en perspectives ! Et une magnifique nature.

Et Dieu créa les combes !

N’avez-vous jamais entendu parlé des célèbres Combes des Aravis ? Si bien sûr ! Et peut-être la plus célèbre d’entre elles, la Pointe Perçée ? En effet, elle domine la vallée de l’Arve d’un côté et la vallée du Borne d’ l’autre. Impossible de la manquer. Et pourtant il y a bien d’autres beaux sommets tels que le Charvin et la non moins célèbre Tournette, d’où l’on admire le lac d’Annecy. Avec mes randonnées accompagnées dans les Aravis je vous ferai découvrir tout cela…

Sommets et vallées des Aravis

Le massif des Aravis recèle par ailleurs de nombreux sommets et autant de vallées superbes. Citons par exemple, la Combe du Charvet, la vallée de Manigod, la montagne de Sulens, le plateau de Beauregard, Sous l’Aiguille, le Plateau des Glières, Sous-Dine et Roche Parnal, la Montagne des Auges, les Col des Aravis et de la Colombière, la Montagne du Bargy, le Roc de Charmieux… Voilà autant de noms qui sonnent bon la randonnée au pays des Aravis !

La faune et la flore pour le plaisir des yeux

Bouquetins, chamois, marmottes, gypaètes, chocards… Car toute la faune des alpes est présente dans les Aravis. Sans oublier des fleurs qui s’admirent pendant toute la belle saison. Ainsi mes randos accompagnées dans les Aravis enchanteront les plus exigeants ! Car ce sont des randonnées pour se ressourcer au cœur de la nature. Écouter le silence, les grands espaces. Sans oublier des pique-niques gastronomique pour déguster les produits du terroir ! Reblochon en tête… Suivi d’un petit somme dans l’herbe !

Randonnées accompagnées dans les Aravis

Pourquoi choisir des randos accompagnées ? Parce qu’en tant que professionnel de la montagne, je saurai vous proposer les randonnées et/ou les séjours en montagne qui vous sont adaptés ! Je vous accompagnerai personnellement sur ces itinéraires que je connais et que je vous propose parce qu’ils sont les plus beaux ! Enfin, je vous ferai découvrir toutes les merveilles du milieu montagnard tout en assurant votre sécurité ! Mon objectif ? Que votre séjour se termine avec des étoiles plein les yeux !

Massif de la Chartreuse, au pays de l’ours des cavernes.

Le Parc Naturel Régional de la Chartreuse est renommé. Situé entre les Bauges et le Vercors, il domine Grenoble et la vallée de l’Isère. Si le monastère de la Grande Chartreuse attire à lui seul nombre de visiteurs, la Chartreuse offre également un historique saisissant de l’ours des cavernes grâce à un musée qui lui est spécialement consacré ! Sans oublier ses hauts plateaux qui abritent un patrimoine naturel d’une très grande richesse.

Le Parc Naturel Régional du massif de la Chartreuse bénéficie d’une belle réputation. Pour sa célèbre liqueur, l’histoire de l’ours des cavernes et ses hauts plateaux sauvages… Les randonnées accompagnées en Chartreuse ne s’oublient pas.

Le massif de la Chartreuse, nature et paysages :

Situé entre Chambéry et Grenoble, le massif de la chartreuse recèle une grande variété de milieux naturels. On y trouve, par exemple, des zones humides, des pelouses alpines, des falaises abruptes, rayées de vires et escarpements aériens, des vallées suspendues et d’immenses forêts…. Et sans oublier, bien sûr, des sommets célèbres tels que le Dent de Crolles, Chamechaude ou encore le mont Granier.

Le parc naturel régional de la Chartreuse :

Le parc de la Chartreuse est l’un des 52 parcs naturels régionaux de France. Un parc qui a récement réussi la réintroduction du bouquetin des alpes dans le massif. Une destination connue pour la randonnée dans les Alpes du nord.

La réserve naturelle des hauts de Chartreuse :

Accessible uniquement à pied, cette réserve naturelle constitue un patrimoine naturel commun d’une richesse exceptionnelle. C’est pourquoi, les diverses activités humaines présentent, élevage, exploitation forestière, randonnée, sont réglementées afin de préserver la faune, la fore et les paysages.

Massif du Vercors, terres d’histoire et de contrastes

La randonnée accompagnée dans les Alpes du nord passe forcément par le Vercors ! Riche d’un passé historique il présente également des paysages très contrastés. Au sud, un goût de haute provence qui sent bon la pinède et au nord, des forêts humides aux senteurs alpines. Et partout, de superbes sentiers qui invitent à la randonnée !

Massif du Chablais : du Léman au Mont-Blanc.

A cheval entre la France et la Suisse ce beau massif offre des panoramas superbes sur le lac Léman. Riche de son histoire, vous pourrez visiter l’abbaye d’abondance, goûter au fromage de pays et randonner entre alpages et sommets escarpés. Et si vous aimez la raquettes à neige, le Chablais recèle quelques très belles randonnées hivernales ! Car des randonnées accompagnées dans les Alpes du nord sont aussi possibles en hiver !

Massif de Belledone : d’Albertville à Grenoble !

Voilà un superbe massif bien peu connu. Il s’étire pourtant entre deux villes phares des Alpes françaises, d’Albertville à Grenoble. Par ailleurs deux villes olympiques ! Le massif de Belledone suit la vallée de l’Isère. Ses sommets flirtent avec les 3000 m d’altitude offrant de superbes panoramas. La chaîne de Belledone reste cependant un massif sauvage, avec de profondes vallées, de très beaux lacs d’altitude et des sentiers de randonnées qui n’attendent que vous !

Suisse et Italie

De nombreuses destinations s’offrent à vous. Certaines sont très connues, d’autres beaucoup moins. Voici une présentation des ces massifs. Choisissez. Ensuite, je m’occupe de tout !

Massif du Grand Paradis, le berceau des bouquetins

Le Parc National italien du Grand Paradis est très réputé. A juste titre.

Massif des Muverans, entre Léman et Valais.

En Suisse, il n’y a pas que du chocolat, des coucous et des couteaux de poche. Il y a aussi de très beaux treks !

Le tour des Muverans, un superbe trek entre Léman et Valais suisse.

Les Muverans, entre Léman et Valais.

Le massif des Muverans n’est pas très connu. Pourtant, il surplombe le lac Léman et la vallée du Rhône offrant ainsi de magnifiques panoramas sur les Alpes valaisannes, le Chablais, le massif des Combins et du Mont Blanc. Le Grand Muveran domine l’ensemble du massif du haut de ses 3051 m et offre un point de vue exceptionnel. Le Petit Muveran est quant à lui légèrement moins en haut puisqu’il culmine à 2810 M. Ces deux sommets sont facilement reconnaissable depuis le nord. Une grande paroi large et massive pour le premier et une silhouette de dent de requin pour le second !

Le massif des Muverans, un régal de paysages :

Le tour du Muveran n’est pas un trek bien long. Il est parcouru en moyenne en 4 jours. Mais cela est possible au prix d’étapes assez longues. Si vous vous sentez une âme de compétiteur, deux journées pourront suffire. Un beau défi physique, tout de même. Mais pour apprécier la variété des paysages qu’offre ce tour, quatre ou cinq jour seront les bienvenue. Une première partie permet d’apprécier le lac Léman, le massif du Chablais et un peu plus loin, les massif des Grand Combin et du Mont Blanc séparés par le col du Grand Saint Bernard. Plus loin, ce sont les hauts sommets valaisans qui tissent un superbe panorama. Puis le décor change avec l’immense paroi des Diablerets et le lac de Deborence. Si vous voulez un coup d’œil unique sur l’immensité des Alpes du nord, voilà une destination à méditer !

Le tour des Muverans, un petit bijou de trek :

Le tour du Muveran est une boucle. Il encercle le massifs des muverans, ce qui semble logique ! Vous pouvez donc le parcourir dans un sens ou dans l’autre. De plus, de nombreux refuge sont présents tout au long de l’itinéraire ce qui est bien pratique. Mais il vaut mieux réserver ses étapes à l’avance pour bénéficier d’un découpage idéal du trek. En prime, l’ascension du Grand Muveran est possible pour les plus ambitieux. Elle n’est pas très difficile techniquement mais nécessite par contre un sens très affuté de l’itinéraire sous peine de se retrouver dans des barres rocheuses inhospitalières… Quelques soient vos choix pour parcourir ce trek, vous en garderez un souvenir très savoureux.

Tarif pour ce Tour des Muverans.

Pour ce Tour des Muverans comptez à partir de 430€ par personne pour un groupe de six. Soit 107,5€ par jour et par personne tout compris ! Ce tarif comprend l’accompagnement des quatre journées de randonnées et les nuitées en demi-pension. Devis précis et adapté en fonction du nombre définitif de personnes. Demandez moi votre devis personnalisé !

Vanoise Voyages.

Tous mes séjours sont proposés par Vanoise Voyages, l’agence de voyages des guides et accompagnateur en montagne du massif de la Vanoise. Vous bénéficiez ainsi de tous les avantages d’une agence de voyage !

Massif du Wildhorn

En suisse, les noms des montagnes sont souvent composés d’un adjectif accolé au mot Horn, pour pic, sommet : Wildhorn, le sommet sauvage. (images 600×400)

Conseils pour la randonnée en montagne.

Comment préparer au mieux votre randonnée en montagne. Pour mieux la savourer.

Voici des conseils pour la randonnée en montagne. Pour mieux préparer vos randonnées, mieux les savourer, mieux récupérer. Une question manque à l’appel ? Posez-la moi !

Randonner en montagne. Pas si simple…

La randonnée en montagne est particulièrement attractive. En effet, elle offre des panoramas grandioses, des lumières changeantes, des contrastes de couleurs étonnants. Elle permet également de découvrir des régions fortes de leurs traditions, de leurs cultures, des terroirs hauts en couleurs… Cependant les montagnes sont aussi des lieux dont le climat est rude. Et dont la météo est souvent capricieuse. Ce sont des milieux, à l’instar de la mer ou des déserts, qui exigent un minimum de connaissances pour pouvoir les aborder et les apprécier sans difficultés. Voici donc mes conseils pour la randonnée en montagne. Ces dossiers sont conçus pour vous aider dans la préparation de vos projets montagnards !

Conseils pour la randonnée en montagne. À consommer sans modération !

De nombreuses questions peuvent se poser lorsque l’on envisage de partir pour randonner en montagne. C’est pourquoi vous trouverez sur cette page des dossiers de conseils bien ciblés. Par exemple, comment bien choisir ses chaussures de randonnée ou encore comment déclencher un secours. Voilà des questions auxquelles il vaut mieux avoir accordées un minimum d’attention avant le départ ! N’hésitez pas à me contacter à propos de ces conseils pour la randonnée en montagne : je les actualise et complète régulièrement mais un supplément d’information peut toujours être nécessaire…

Randonner avec un accompagnateur en montagne. La bonne solution !

Mais l’étude de toutes ces questions demandent un certain investissement. De plus les réponses ne sont pas toujours évidentes ! Alors, si vous ne disposez pas de suffisamment de temps et si – malheureusement – vous habitez loin des montagnes, une excellente option consiste à faire appel à un pro de la montagne. En effet, l’accompagnateur en montagne pourra vous conseiller très utilement avant votre départ. Puis, pendant vos randonnées, il pourra veiller à votre sécurité et surtout vous faire découvrir ces milieux d’exceptions que sont les montagnes. Alors n’hésitez pas, optez pour des randonnées accompagnées en montagne ! Dans les Alpes bien sûr !

Choisir ses chaussures de randonnée.

Comment choisir ses chaussures de randonnée ? Voilà une question cruciale ! Une seule réponse valable : celles qui s’adaptent à vos pieds et non… l’inverse ! Dans cet article, vous trouverez des conseils pour bien choisir votre pointure, les matériaux, le chaussant, la tige, la semelle de vos chaussures de randonnée.

Et le plus important, comment les essayer ! Pour trouver la paire de chaussure de randonnées qui vous ira comme un gant !

Choisir ses chaussures de randonnée : une affaire compliquée !

Dans la jungle des marques et du marketing à tout va, voici comment procéder pour choisir vos chaussures de randonnées ! Elles sont incontournables pour les amoureux des randonnées et autres treks. Et essentielles. Elles sont étudiées et conçues pour de (très) longues marches, sur tous les terrains, qui plus est avec un sac qui n’a souvent rien de clandestin sur le dos. Opter pour des « baskets » serait une grave erreur…
L’évolution technologique de chaussures est impressionnante. Voilà de véritables produits “hi-tech”, associant les plus beaux cuirs aux membranes “de l’espace”, un excellent maintien du pied, des laçages précis et des semelles dont l’adhérence ou la résistance à l’usure est impressionnante !
À l’heure des escapades montagnardes, nul ne peut les ignorer. Mais la quête de la bonne paire n’est pas une mince affaire.

Mais ne la négligez, ou ne la bâclez pars car, sinon, sur le terrain, la sanction sera rude… Le maintien et l’accroche de vos chaussures sont vos premiers remparts pour éviter un accident sur les terrains difficiles, dévers, herbe mouillé, névés…

Pour choisir ses chaussures de randonnée, une seule solution : les essayer !

Bien choisir ses chaussures c’est bien connaître ses pieds ! Car chaque pied est morphologiquement unique. Adieu les chaussures idéales… Pieds courts, larges, cambrés, pointus, autant de critères à prendre en compte.
Sans oubliez que pendant la marche le pied, qui a tendance à prendre plus de volume dans la chaussure, doit trouver sa juste place pour jouer à plein son rôle d’amortisseur naturel.

Aussi, avant de rentrer dans votre magasin favori, allez marcher avec votre paire de chaussure habituelle, histoire d’échauffer vos pieds avant l’essai !

Profitez-en pour cerner votre pratique : randonnée à la journée ou sans escale pendant 3 semaines, GR ou hors pistes ? Cela vous permettra de mieux cibler votre sélection de chaussures.

Laissez, si possible, les critères esthétiques à la porte du magasin : la bonne chaussure sera celle qui sera le mieux adaptée à votre pratique tout en vous allant comme un gant. Elle seule vous accompagnera jusqu’au bout du chemin !

Dans le magasin, donnez vous le temps des essais. Mieux vaut rester en carafe entre les présentoirs de chaussures qu’au milieu d’un trek de 20 jours… N’hésitez pas à trotter entre les rayons comme sur vos sentiers favoris !

Il n’y a pas de mauvaise chaussure seulement une mauvaise adéquation entre vos pieds et un modèle donné. Aussi, chaque marque habillant le pied à sa manière, essayez-en plusieurs, avant de vous décider pour un modèle. Trouvez celle qui vous est la plus confortable : la sensation est immédiate et… totalement subjective ! N’hésitez pas à demander si une gamme féminine, morphologiquement adaptée, est proposée. C’est souvent le cas.

Chaque marque ayant ses propres caractéristiques et chaque magasin ayant sa sélection de marques, choisir ses chaussures de randonnée impose de faire la tournée des boutiques de sport !

Comment effectuer un bon essai de ses chaussures de randonnée ?

Bien que les modèles neufs soient toujours agréables à enfiler, ne faites jamais l’impasse sur un point dur, le bout du pied qui touche ou une couture gênante. Même si la pointure est bonne, la chaussure n’est pas faite pour vous !

Une fois chaussé, lacez précisément et vigoureusement les chaussures. Marchez, sautillez, tapez du bout du pied : ceux-ci ne doivent subir aucun choc, pression ou glissement. Le talon doit être bien tenu, les orteils trouver leur place et, globalement, vos pieds doivent rester maintenus sans flottement. Sinon gare aux ampoules…

Vérifiez que la répartition de vos appuis dans la chaussures vous convient car elle varie avec les modèles. De même pour la stabilité des appuis. Torsions, flexions, déroulé du pied sont autant de critères important pour ne pas se tordre le pied sur le moindre caillou.

À ce stade, vérifiez que le modèle sélectionné dispose des éléments techniques adaptées à votre pratique : accroche de la semelle, pare-pierres, amortisseurs, laçage, imperméabilité, sans oublier, avouons-le, le “désign” qui, après tout, correspond à un confort psychologique qui est aussi important…

La quête du Graal semble s’achever. Il reste pourtant un critère de taille : le prix. Ces chaussures sont un véritable investissement ! Mais si elles sont correctement choisies, c.a.d. adaptées à vos pieds et à votre pratique, vous ne le regretterez pas. Avec un minimum d’entretien régulier elles vous suivront longtemps tout en se faisant oublier !

Ensuite, marchez ! Et ne partez pas avec des chaussures neuves pour 8 jours, surtout si votre choix s’est porté sur une marque que vos pieds de connaissent pas !

Les critères à prendre en compte pour choisir vos chaussures de randonnée.

La pointure des chaussures de randonnée :

Pour la pointure, compte tenu de la jungle des tailles (européennes, anglaise ou américaine !), laissez vos pieds décider de ce qu’il vous faut, sans oublier de prendre de la marge. Peut importe le résultat… Choisissez votre pointure, marge comprise pour « pieds chauds », sans vous attacher aux chiffres. N’oubliez pas qu’une fois vos pieds chauds, ils auront besoin de plus de place qu’au repos… Éliminez un modèle obstinément juste trop grand ou petit, même si son “design” en fait un “top-modèle” pour vous : il s’agit de chaussures de marche !

La semelle des chaussures de randonnée :

Allô La Terre ? Confort, accroche, résistance à l‘usure, adhérence, sont rôle est primordial. Ses sculptures favorisent propulsion, freinage, évacuation de la boue et de l’eau… D’où des performances bien distinctes d’un modèle à l’autre. L’accroche est meilleure avec une semelle à gomme tendre mais son usure sera plus rapide. Les semelles dures sont plus résistantes à l’abrasion mais souvent moins adhérentes. Heureusement il existe des bons compromis. Pour la randonnée pure, sans le moindre pas d’escalade, privilégiez les gommes plus résistantes. À noter que la marque Vibram, ressemelable, équipe de très nombreux modèles.

La tige des chaussures de randonnée :

Elle enveloppe le pied, assure maintien et protection. Elles est composée d’une association de matériaux variées ou taillée d’une pièce. Les coutures sont ses points faibles face à l’abrasion et l’humidité. La tige doit envelopper votre cheville (malléole) sans compression et l’articulation avec le tibia. L’encolure doit être douce, ajustée mais sans bâillements excessifs. Vous pouvez aussi opter pour des tailles basses. Plus légères, moins enveloppantes, elles donnent beaucoup de liberté à la marche. Mais bien sûr la protection, en particulier des malléoles, est moindre. Les tendons et l’articulation du pied sont plus sollicités et quand la fatigue s’installe, le pied est moins soutenu lorsqu’il vrille sur un caillou, par exemple. Marcher pieds nus sur de petits parcours peut être un bon choix pour muscler ses pieds, renforcer la précision et l’agilité de sa marche et se sentir, ensuite, à l’aise avec des tiges basses.

Les renforts des chaussures de randonnée :

Ils épaulent la chaussure pour la protection contre les chocs et l’étanchéité, en particulier celles des coutures, l’abrasion dûe aux chocs et le maintien du pied. On trouve là aussi de nombreuses combinaisons techniques. Ces sont des éléments importants, en particulier sur la partie avant de la chaussure. C’est aussi un gage de longévité de vos chaussures.

Le laçage des chaussures de randonnée :

Il contrôle le positionnement et le maintien du pied tout en assurant le volume nécessaire à son fonctionnement : fixation du talon, absence de glissement ou de points durs. Nombre, positionnement et auto-blocage des passants sont essentiels. Plusieurs types de disposition des œilletons de laçage existent. Le maintien et la précision du laçage ne sont pas les mêmes. Le pied doit se trouver maintenu sans pour autant se trouver compressé. Il doit pouvoir jouer pleinement son rôle mécanique lors de la marche. Par temps froid, un serrage excessif peut en outre entrainer des problèmes circulatoires voir des gelures aux orteils. Chaque pied ayant ses caractéristiques propres, à vous de trouver le laçage qui vous convient !

Les matériaux des chaussures de randonnée :

Allez à l’essentiel : maintien, protection et respiration du pied. Si le Gore-Tex est quasi plébiscité pour assurer l’imperméabilité du chausson interne (plus ou moins complet), cuir et membranes diverses se retrouvent dans de nombreuses combinaisons. Dans tous les cas un entretien adapté assure une meilleur longévité : brossage léger, séchage doux, ressemelage.

Le chaussant des chaussures de randonnée :

Le pied doit se trouver enrobé, protégé, maintenu, et ce de façon homogène et confortable. Ni compressions, ni flottements, à chaque pied son “chaussant”. C’est une notion subjective mais bien réelle d’une chaussure à l’autre !

Après ce tour du propriétaire, prenez le temps avant de choisir et n’oubliez pas que les seules chaussures de randonnée qui vous conviendront seront celles que vous avez essayées, pas celles qui vous ont tapé dans l’œil chez votre meilleur ami. A chacun ses pieds !!

Choisir ses raquettes à neige pour randonner l’hiver.

La pratique de la randonnée hivernale passe par l’utilisation d’une bonne paire de raquettes à neige. Dans ce domaine aussi l’offre est vaste. Voici quelques conseils pour choisir ses raquettes à neige.

Les raquettes à neige.

L’origine des raquettes à neige est assez peu précise. Mais ce qui est sûr c’est que son utilisation est extêmement ancienne. Il y a environ 8 à 10000 ans, les hommes en utilisaient pendant toute la saison hivernale. Allez chercher leur nourriture, chasser, ramasser du bois, se déplacer…

La forme de ces raquettes à neige, leur conception, les matériaux utilisés, de tout cela nous n’en savons pas grand chose. Mais des fossiles on été retrouvés et, sans surprise, on apprend ainsi que le bois et des fibres naturelles étaient utilisés.

Comment choisir ses raquettes à neige ?

Bien sûr le modèle datant d’il y a 8/10000 ans serait toujours efficace… Mais cela risque d’être dur de le trouver dans les magasins ! Pourtant, le principe était déjà là.

Aujourd’hui, le plastique règne en maître. Formes, couleurs et surtout les fixations, se sont multipliés.

Pour ma part, la fixation la plus simple, c’est le mieux. En effet, quand vous vous retrouverez dans la poudreuses, les fixations totalement gelées, pas besoin d’un dessin pour comprendre que passer de longues minutes à enlever vos raquettes n’est pas le plus agréable !

Personnellement j’ai opté pour la solution TSL, boite française du côté d’Annecy. Les raquettes n’ont plus de fixations !

Pourtant, elles ne quittent pas mes chaussures…

Normal, les deux, chaussures et raquettes, sont solidaires via deux petits pivots qui s’insèrent dans la chaussure juste là où il faut.
À la manière d’une fixation de ski de fond.

Simple, efficace, et en plus cela procure une souplesse dans la marche qui est très agréable.
Petit problème : il faut aussi acheter les chaussures ! Mais celles-ci sont utilisables tout l’hiver, avec ou sans neige, avec ou sans raquettes.

Bref des chaussures de randos d’hiver sur lesquelles ont peut, si nécessaire, fixer des raquettes ! Le question a donc été posée à l’envers et a débouché sur une solution parfaitement adaptée !

Si vous préférez garder vos bonnes vieilles chaussures de randonnée, vous n’aurez que l’embarras du choix pour trouver des raquettes à vos pieds.

Quelques conseils, cependant. Car le froid, la neige, la glace, auront vite fait de fixer une fois pour toutes des mécanismes mal conçus ! Et là, c’est la galère assurée !
A moins d’attendre, raquettes aux pieds, au chaud dans un café, que vos fixations reviennent à la raison. C’est déjà arrivé…
Encore faut-il un troquet dans le coin !

Des raquettes à neige avec une fixation simple :

C’est à dire avec la moins de pièces possible dans le mécanisme, facile à manipuler, accessibles et manipulables avec des gants. Et dont vous comprenez le fonctionnement sans avoir fait polytechnique… Car la course au brevet et les exigences marketing débouchent sur des usines à gaz assez impressionnantes !

Des raquettes à neige avec une fixation ergonomique :

Difficile d’essayer les raquettes dans un magasin… Pourtant, marcher avec des raquettes modifie la biomécanique de la marche. La souplesse de la neige compense cela. Essayer donc de marcher avec des raquettes à neige sur un sol bien dur et dépourvu de neige. Vous allez vite déchanter ! Alors, autant choisir un modèle le plus proche de la marche « normale ». Pieds bien à plat. Horizontal. Axe de rotation le plus près possible d’un appui normal, en deçà des orteils.

Des raquettes à neige avec une fixation légère :

Attention, faire la trace dans une neige profonde demande un effort physique important. Si vous êtes derrière votre accompagnateur favori (!), l’effort n’a plus rien à voir. Mais tout de même, le poids de la chaussure, plus celui des raquettes et de la neige qui la recouvre… Inutile d’en rajouter avec des raquettes pesant trois tonnes !

Des raquettes à neige avec une fixation à votre taille :

Le tamis, la partie plate qui porte sur la neige, doit être adaptée à votre poids et votre taille. Il existe des modèles pour enfants, de petites tailles, des moyens et grands. Ne vous trompez pas.
Car la marche avec des raquettes induit une démarche différente de la marche classique. Aussi, inutile de devoir écarter les pieds pour rien à cause d’un tamis trop grand.

Ça y est, vous savez maintenant comment choisir ses raquettes à neige ? Bravo ! Et bonnes randonnées en raquettes.

Protéger ses yeux en montagne.

Attention fragile ! Les fortes luminosités auxquelles ont s’expose en montagne, été comme hiver, impose une règle simple : le port de lunettes adaptées ! Randonner sans lunettes ? Attention danger ! Il est indispensable de protéger ses yeux en montagne, pendant vos randonnées en particulier.

Que ce soit l’été ou l’hiver, protéger ses yeux est un impératif car lors vos randos en montagne, les fortes luminosités des ciels montagnards peuvent engendrer des dégâts irréversibles !

Protéger ses yeux en montagne des différents types d’UV.

Naturellement, notre œil filtre un grande partie des UV qui l’atteigne. Mais il y a UV et UV !
On distingue trois types d’UV, tous dangereux à des degrés divers :
Les UVA attaquent le cristallin et favorisent la formation de la cataracte. Leur nocivité varient selon la latitude, le climat, la saison, l’heure et la réflexion des surfaces environnantes… ;
Les UVB sont nocifs pour les deux couches extérieures de l’œil, la cornée et la conjonctive.
UVA et UVB sont filtrés par la cornée et le cristallin, si ceux-ci sont en bon état, avant de pénétrer plus avant dans l’œil. Mais au détriment de leur état de santé…
Enfin, les UVC sont les plus dangereux. Ils sont normalement stoppés par la couche d’ozone présente dans l’atmosphère terrestre.
Cependant ceux-ci peuvent franchir la double barrière cornée/cristallin et pénétrer dans l’œil jusqu’au niveau de la rétine.

Hors celle-ci est extrêmement fragile. Lorsque les cellules rétiniennes sont détruites, elles ne peuvent se régénérer. Une fois détruite par les UV, les dégâts sont alors irréversibles…

Sans protection, les yeux peuvent être tout simplement brûlés par les UV. La moindre lumière vous ébloui et il faut attendre 24 à 48h avant que ces symptômes disparaissent. Mais les dommages subis s’accumuleront.

Protéger ses yeux en montagne de l’ophtalmie des neiges.

L’hiver une exposition prolongée sans protection peut conduire à une ohptalmie des neiges. Car la présence de la neige augmente fortement l’albédo en réfléchissant jusqu’à 80% des rayons UV vers votre œil…
Vous pouvez ainsi vous retrouver en fin de journée avec une sensation douloureuse dans vos yeux, comme si on y avait versé un plein seau de sable fin…
Et le simple mouvement des paupières devient un supplice… Impossible de dormir, par exemple.
Cette irritation de l’œil peut s’estomper assez vite mais attention, votre œil en a prit plein la vue…

Hiver comme été, protéger vos yeux se devrait d’être un réflexe, quelque soit la couleur du ciel. Car si lorsque le soleil brille, cela devient vite une évidence, par temps gris, couvert, ne croyez pas qu’il est inutile de se protéger…
Les nuages, à contrario de l’atmosphère terrestre, ne filtrent pratiquement pas les UV. Ils ne sont constitués que d’eau ! Si l’éblouissement est atténué, la brûlure provoquée par les UV reste une menace. Les lunettes restent donc de mise !

En montagne, l’intensité des UV augmentent avec l’altitude.

Autre spécificité de la montagne, l’intensité des UV augmente de 10 à 12% par tranche de 1000 mètres d’altitude. Ce phénomène est dû à la diminution de l’épaisseur de l’atmosphère capable d’absorber ces rayons. D’ailleurs cette diminution se trouve aussi être la cause d’autres soucis, bien connu sous le terme de « mal des montagnes » !

Sur le long terme, exposer régulièrement ses yeux aux fortes lumières de la montagne sans protection, favorise plusieurs autres problèmes tels que l’accélération de la presbytie et la cataracte. C’est également un facteur à prendre en compte dans l’apparition de la DMLA (Dégénérescence Maculaire liée à l’âge) qui peut à terme vous rendre incapable de lire… Cela concerne un million de personnes en France.
Mais les risques d’être atteint par cette maladie sont considérablement réduit si vous avez pris régulièrement la peine de protéger vos yeux.
Et cela vaut pour la plage.

Les yeux des enfants en montagne.

Du côté des enfants, les dégâts peuvent être encore plus dramatiques. En effet, leur acuité visuelle se construit de 0 et 6 ans pour atteindre le summum de ses capacités vers l’âge de 15 ans. Pendant tout ce temps, leurs yeux sont très vulnérables à la lumière du soleil.
Même s’ils rechignent, protéger leurs yeux avec de bonnes lunettes de soleil n’est pas négociable !

Bref, si vous faites partie des 49% de personne qui ne portent pas de lunettes de soleil à la montagne, ou des 10% de parents qui avouent ne pas équiper leurs enfants (enquête de l’Asnav, Association Nationale pour l’Amélioration de la Vue), vous êtes clairement dans le rouge !

Je résume : porter des lunettes de protection pendant vos randonnées en montagne est une nécessité absolue.

Choisir ses lunettes pour protéger ses yeux en montagne ?

Porter des lunettes donc, mais comment les choisir ?

En dehors de l’aspect strictement esthétique, plusieurs points sont à garder en mémoire au moment du choix.

Vérifiez tout d’abord que vos lunettes sont aux normes CE. Depuis 1995, toutes les lunettes de soleil doivent porter le marquage CE certifiant que leurs verres filtrent les UVA et les UVB. Un minimum !
Il existe 4 catégories de verres. Privilégiez les plus filtrants. Mais attention, il est interdit de conduire avec de telles lunettes. Prévoyez une seconde paire.
Disposer d’une seconde paire de lunettes de soleil reste de plus une bonne chose si par malheur vous oubliez ou perdez votre monture préférée.

La forme de la monture est très importante. Les UV atteignant potentiellement les yeux de tous les côtés, privilégiez des montures débordant largement en-dessous et au-dessus des yeux, ainsi que sur les côtés, au niveau de branches.

Les verres polarisants améliorent la vision des couleurs, des contrastes et des reliefs. Un plus incontestable par temps gris souris !

Les porteurs de lentilles ne sont pas exonérés de toutes ces précautions. La plupart des lentilles comporte un filtre UV. Mais cette protection peut s’avérer insuffisante et ne protège pas de l’éblouissement.
Enfin, les paupières et la sclère de l’œil, fragiles, méritent aussi une juste protection.

En ce qui concerne la couleur et la marque, à vous de jouer…

Bonnes randonnées en montagne, les yeux bien protégés !

Comment s’orienter en montagne ?

Comment s’orienter en montagne, voilà une question lancinante, surtout lorsque l’on a expérimenté les changement des météo parfois rapides et violents qui peuvent vous faire passer du paradis à l’enfer… des randonneurs ! Entre sixième sens et technologies de pointe, savoir bien s’orienter en montagne recouvre des pratiques et des nécessités très différentes.

Randonnée, course d’orientation, raquettes à neige, haute montagne, ski de rando…, autant d’approches sportives de la montagne nécessitant une orientation adaptée. Mais les grands principes restent les mêmes !
Voici huit “balises” à ne pas manquer pour débuter sur de bonnes bases.

Apprendre à lire une carte de randonnée.

Balise 1 : Élément indispensable, le seul que vous ne devez jamais oublier : la carte. Son échelle devra être adaptée à l’activité envisagée.
Du 50/000 au 5/000, les informations qu’on y trouve sont plus ou moins abondantes et fiables et le code des légendes et couleurs ne sera pas le même. Connaître et comprendre ces derniers constitue un préalable indispensable. Pour savoir comment s’orienter en montagne un peu de théorie est nécessaire.
Pour la randonnée, les cartes au 1/25000 ème sont les plus classiques. À la maison, inventez-vous des itinéraires à travers champs et forêts sur votre carte, optimisez les dénivelés, chercher à visualiser les reliefs représentés, imaginez-vous dans le brouillard.
Voilà autant d’exercices qui vous amènerons à lire, comprendre, sentir, une carte.
Reste à vous confronter ensuite à la réalité du terrain montagnard !

Balise 2 : La troisième dimension.
Partez randonnée en montagne et fois en route, confrontez votre lecture de la carte à la réalité du terrain qui s’étale sous vos yeux.
Etablir de ce lien, de deux à trois dimensions, est essentiel pour une bonne orientation.
Pratiquez sans compter cette confrontation qui s’avérera souvent surprenante et parfois… magique ! En s’affinant, votre lecture de la carte et votre regard sur la nature vont vous dévoiler une grange devenue ruine, un alpage transformé en forêt, un nouveau chemin, une erreur de tracé, etc.
Ainsi, vous apprendrez à distinguer ce qui est pertinent pour votre activité sportive, à rechercher l’élément caractéristique qui vous confirmera votre position sur la carte et votre direction. Car pour savoir comment s’orienter en montagne il suffit souvent d’ouvrir les yeux !

À quoi sert une boussole en randonnée ?

Balise 3 : Deuxième outil incontournable : la boussole. Certes, dans certain cas on peut s’en passer, mais pas toujours. Elle vous aidera à placer précisément le nord de votre carte en phase avec celui du terrain : c’est souvent suffisant pour lever l’incertitude entre deux chemins. Car une boussole ne fait qu’une seule chose : vous donner la direction du nord magnétique.
Utilisez-la ensuite pour déterminer un angle, ou azimut, entre le nord magnétique et la direction d’un élément remarquable sur le terrain ou sur la carte : une opération fondamentale en terme d’orientation.

Comment utiliser une boussole ?

De la carte vers le terrain :
1/ Sur la carte, alignez l’axe de la plaquette de la boussole avec votre position et l’élément repéré. 2/ Tourner la capsule, sans bouger la boussole, afin de positionner sa marque nord alignée avec celui de la carte. Les lignes de fond de la capsule doivent être parallèles avec le bord de la carte. 3/ Pivotez sur place, sans déplacer la boussole de la carte, pour aligner le nord de l’aiguille avec le nord de la capsule. 4/ Sur le terrain, l’élément recherché se trouve dans la direction de la ligne de visée de la boussole.

Du terrain vers la carte :
1/ Sur le terrain, viser un élément avec l’axe de visée de la boussole. 2/ Tourner la capsule de façon à aligner sa marque nord avec le nord de l’aiguille aimantée. 3/ Placer la boussole sur la carte et pivotez-la de façon à aligner le nord de la carte avec celui de l’aiguille. L’élément cherché se trouve dans la direction de l’axe de visée de la boussole.
Pour vous entrainer, randonnez jusqu’à un beau point de vue et réalisez des “tours d’horizons” : cela consiste à faire correspondre les éléments du terrain et leur représentation sur la carte et à déterminez leurs azimuts. Veillez à toujours tenir l’ensemble carte-boussole bien horizontale.

Associer carte et boussole en randonnée.

Balise 4 : Un couple d’enfer. Une fois carte et boussole bien en main, entraînez-vous à définir un itinéraire en déterminant tout ce qui, sur la carte, vous permettra de progresser sur le terrain : végétation, bâtiments, dénivelés, croisements, azimut d’un sentier, etc. Et n’oubliez pas que sur le terrain, il est difficile de positionner sa carte et de lire un azimut sans quelques imprécisions. S’il pleut et que la fatigue est là, ce ne sera que pire… Mais la lecture au degré près est rarement nécessaire.

Une fois en route, anticipez en permanence sur la recherche des points de repère sélectionnés. Lorsque leur cohérence avec la carte et le terrain ne vous semble plus évidente, que le flou s’installe dans votre esprit, replacez vous avec certitude sur la carte quitte à faire marche arrière… Car prendre conscience au plus vite de ce flou qui s’installe est des plus salutaire. Par contre, l’obstination à vouloir faire coïncider la carte et le terrain en dépit des évidences mène droit… aux problèmes !

Enfin, ne changez pas d’itinéraire de façon impromptu. Confrontez à nouveau la carte et le terrain à la recherche de l’élément cent fois vu et… cent fois ignoré qui vous replacera sans ambiguïté ! Savoir comment s’orienter en montagne est un apprentissage de terrain !

Utiliser l’altimètre en randonnée.

Balise 5 : Montagnes russes. Le troisième outil de l’orientation, l’altimètre, est probablement plus utile pour la randonnée et la haute montagne que pour la course d’orientation. Mais il apporte un élément de plus dans la confrontation entre la carte et le terrain. Suivre une courbe de niveau, c.a.d. une altitude donnée, peut, en soi, suffire à retrouver le refuge dans le brouillard. Ainsi, entraînez-vous à suivre ces courbes, à comparer le relief qu’elles dessinent sur la carte avec l’aspect réel du terrain. Puis évaluez les dénivelés en fonction des distances parcourues. Sur le terrain, votre altitude correspond-elle à celle de votre position sur la carte, devez-vous descendre ou monter, vous reste-t-il 200 m ou 1000 m à parcourir… ?

Enfin, cerise sur le gâteau, si une dépression arrive, votre altimètre qui est en fait un baromètre étalonné en mètres, pourra vous prévenir ! Savoir comment s’orienter en montagne va de paire avec comment trouver le meilleur itinéraire quand la météo change, par exemple…

Utiliser un gps en randonnée.

Balise 6 : La tête dans les étoiles.
Moyennant une applie, souvent gratuite, pour smartphone vous pourrez visualiser votre position sur une carte. Et plein d’autres possibilités de navigation vous seront ainsi offertes ! C’est à l’évidence très confortable mais cela ne doit pas vous exonérer de confronter la réalité du terrain, qui se trouve sous vos yeux, avec ce qui est affiché sur votre smartphone…Vous avez peut être fait une mauvaise manipulation, le terrain a changé et les données de l’applie n’ont pas été mises à jour… Et si votre batterie vous lâche à cause du froid par exemple, vous allez vous retrouver un peu perdu… Cet outil est très utile, mais attention à ce qu’il ne vous rendent pas totalement dépendant.

Randonner avec les yeux rivés sur une écran de téléphone, cela ressemble furieusement à un contre-sens ! Et peut vous amener à oublier de regarder le terrain tout en filant droit sur une barre rocheuses… Méfiance. Le gps est un outil formidable mais devrait rester un recours en cas de problème sérieux.

Voici un exercice amusant. Chez vous, déterminez sur la carte un point remarquable dans votre forêt favorite. Mémorisez ce point dans votre appareil puis, sur le terrain, aller randonner pour rallier ce point, uniquement à l’aide d’une carte et d’une boussole. Puis, une fois que vous pensez l’avoir atteint, vérifiez que cela est bien le cas à l’aide de votre GPS. Effet de surprise garantie !

Sens de l’orientation et randonnée.

Balise 7 : Un sixième sens ? Par quels mécanismes les oiseaux migrateurs retrouvent-ils leur chemin ou pourquoi certaines personnes semblent avoir plus de facilités que d’autres pour trouver le leur ? Voilà des questions auxquelles les réponses apportées par les scientifiques sont encore incomplètes.
Sans doute faudrait-il déjà distinguer les pratiques de l’orientation en fonction des outils disponibles. Une carte de course d’orientation récente au 1/10 000 est d’une incroyable précision comparée à une carte au 1/25 000 datant de quelques années ! Car établir une carte reste en effet, malgré les satellites et autres joujoux modernes, un travail difficile et minutieux.

D’ailleurs, gardez toujours à l’esprit qu’aucune carte n’est « juste ». Au mieux, elle représente avec fidélité la réalité du terrain à une date donnée. Mais un arbre qui tombe, un glissement de terrain, un nouveau chemin ou de nouvelles constructions peuvent bouleverser la véracité de votre carte en un rien de temps.
Faut-il alors parler de sens de l’itinéraire ? C’est à dire la faculté de sentir le terrain, de savoir intimement si la direction est la bonne même si le brouillard empêche toutes confirmation directe, de flairer les pièges, barres de rochers ou crevasses, préférant ainsi un cheminement plus long mais plus sûr ?

La pratique et l’expérience sont bien les reines de l’orientation : connaissance du milieu naturel, lecture affûtée du terrain, du relief, de la carte, mémorisation des caractéristiques des endroits parcourus pour un demi-tour éventuel, etc.
Pratique, cartes et boussole voilà la trilogie reine pour savoir comment s’orienter en montagne.
Les outils plus techniques pouvant conforter si nécessaire, et souvent de façon très appréciable, vos décisions.

Randonnée accompagnée avec un accompagnateur en montagne.

Balise 8 : l’accompagnateur en montagne. La pratique et la connaissance du terrain son le lot quotidien d’un guide accompagnateur. Comment s’orienter en montagne est inscrit dans ses gènes !
Alors si la technologie vous effraie et que vous vous sentez définitivement réfractaire à l’orientation, jouez la carte de la randonnée accompagnée, dans les Alpes ou ailleurs.
Car non seulement l’accompagnateur en montagne ne vous perdra pas, mais il pourra vous faire profiter à plein de votre randonnée : n’hésitez pas !

Comment préparer son sac à dos de randonnée ?

Préparer son sac à dos de randonnée n’est pas une affaire si simple. Cela conditionne pourtant pour beaucoup la réussite de vos projets de randonnées en montagne.
Voici quelques conseils mais aussi, et surtout, une invitation à vous poser les bonnes questions. Pour un sac… optimum !

Randonner, marcher, se déplacer…
Théodore Monod, grand marcheur devant l’éternel, n’emportait dans ses méharées que l’essentiel : un bol pour pouvoir se nourrir, un bâton de marche…
Les nomades de Mongolie ou les pèlerins tibétains sont aussi de bons exemples. Ou, plus près de nous, un Sylvain Tesson…
Finalement, ces évocations montrent bien que savoir comment faire son sac à dos pour une randonnée n’est pas la question principale.
Elle n’est que l’aboutissement d’une démarche (sic) de préparation et de réflexion bien menée !

Les bonnes questions, ce serait plutôt : qu’aller vous chercher sur les sentiers et chemins de randonnées ?! Et puis aussi, avec qui, combien de temps, dans quelle région du monde, à quelle saison ?
Ainsi, selon vos réponses, vous pourrez préparer votre sac à dos pour votre rando. Autant dire qu’il n’y a pas de sac à dos « type ».

Cependant voici quelques points clés qui vous permettront de préciser vos réponses et, au final, de disposer du sac à dos et du contenu adapté à votre projet de randonnée.

Préparer son sac de randonnée, pour quoi faire ?

Pour quoi allez vous randonner ? Avec qui ? Où, quand, comment ? C’est à mon sens le point fondamental !

Vous partez randonner juste pour prendre l’air ou revenir avec des images animalières ? Pour préparer un trek au Népal, le Tour du Mont Blanc, ou simplement vous remettre en forme ?

Pour bénéficier de beaux paysages, de la nature, de l’ambiance des montagnes, vous ressourcer, ou pour relever un défi, vous mettre dans le rouge ?
Vous partez en famille avec de jeunes enfants, entre amis, seul, ou dans un groupe dont vous découvrirez les personnes qui le compose le jour du départ ?

Vous allez randonner dans votre région, en France, en Europe, en montagne, en plaine, pour une journée ou une semaine, un mois ?

Selon les réponses apportées à toutes ces questions, la préparation de votre sac à dos prendra des voies bien différentes…

Préparer son sac de randonnée, comment faire ?

Il y a pourtant un fil d’ariane à toutes ces approches de la randonnée : la sobriété heureuse !

La randonnée aère les neurones, donne du recul, ressource, imprime un autre rythme que le quotidien trépident, ouvre des rencontres inattendues, surprenantes, futures amitiés.
Ainsi, marcher, c’est aussi partir à la rencontre d’une nature trop souvent absente, renouer avec nos racines, retrouver un équilibre intérieur…

Marcher, cela pose des questions à votre corps et à votre mental. Gratuitement !
En ce sens, la randonnée est une activité subversive.
Pour un européen, certes… Car pour un maraîcher africain, où un paysan, afghan, c’est une activité vitale.

Randonner, une activité subversive ?

Subversive, car cela ne rapporte rien en terme d’espèces sonnantes. Il ne suffit pas de consommer, d’acheter un voyage ou du matériel haut de gamme, car personne ne posera votre pied devant l’autre à votre place.

La caresse du vent, le soleil qui réchauffe, l’étonnement devant une nature si belle et méconnue, le bien être physique et mental que distille une bonne randonnée…

Alors attention à ne pas se tromper de chemin ! Ce n’est pas parce que vous aurez explosé votre porte-monnaie dans un magasin de sport que votre projet de randonnée sera un succès. Ce sera probablement même tout le contraire si vous ne savez pas ce que vous allez chercher sur les sentiers de randonnées…

Le sac à dos dernière mode, multi-poches, zipés de tous les côtés avec rabat éclair, super étanché, textiles de l’espace et tutti quanti vous fera surtout ressembler à un martien…
Reste que le bon sac et le bon contenu doivent aussi être au rendez-vous !

Alors, le fil d’ariane, c’est aussi une approche sobre de la randonnée ! Emmener avec vous juste l’indispensable. Juste ce qui fera de votre randonnée une réussite !

Finalement, comment préparer sont sac à dos de randonnée ? Avec une exigence de sobriété de poids et d’utilité. Une sobriété heureuse.

L’indispensable dans un sac à dos de randonnée, c’est quoi ?

Pourquoi l’indispensable ? Tout simplement parce que sans cela, votre projet de randonnée aura peut être des difficultés pour aboutir. Préparer son sac à dos de randonnée c’est essentiellement se contenter de l’indispensable.

Selon vos objectifs de randonnée, votre connaissance du milieu où va se dérouler celle-ci, votre pratique de la marche, l’indispensable à mettre dans le sac ne sera pas le même.
Et puis ce qui vous semble indispensable, à vous, ne le sera pas du tout forcément pour votre équipier.
Encore moins pour tous les autres randonneurs !

À ce stade, vous devriez avoir une idée plus précise sur votre approche de la randonnée ?! Reste la question, que mettre dans mon sac à dos de rando !?

Vous trouverez ci-dessous, une petite une revue de détail de tout ce que l’on peut imaginer mettre dans son sac : à vous d’y sélectionner, pour chaque départ de rando, ce qui vous semblera le plus adapté…

Par ailleurs, vous pouvez aussi voir (ou revoir) avec plaisir le très bon film de Coline Serreau « Saint-Jacques-La-Mecque » qui expose en images tout ceci… En particulier, une scène savoureuse pendant laquelle une des randonneuses vide allègrement de son sac tout le superflu… Ou comment préparer son sac à dos de randonnée sur le terrain. In finé, il ne reste plus grand chose à porter ! Quel bonheur !

Petite liste en forme de pense-bête pour préparer son sac à dos de randonnée.

Le choix du sac de randonnée :

On en parle, on en parle : le voilà ! À mon sens, il y a trois critères importants pour le choisir. Pas plus !
Son poids, son système de portage, sa capacité.
Et ce, quels que soient vos objectifs personnels…
Pour bien préparer son sac à dos de randonnée, la première chose est bien de disposer du sac à dos adapté !

Le choix des chaussures de randonnée :

Autre élément fondamental : les chaussures de randonnée !
Bien sûr elles ne seront pas dans votre sac. Pendant la rando. Le reste du temps, optez pour de petites chaussures légères, voir très légères, qui reposeront vos pieds à qui vous devez tant ! Ou bien habituez vous à marcher pieds nus. Ce qui comporte bien des avantages.

Les vêtements de randonnée :

Les choses se compliquent car la météo bien particulière de montagne, oblige à quelques précautions… Il est possible de distinguer deux grandes saisons pour la randonnée : l’été et l’hiver !
Deux saisons pendant lesquelles la randonnée n’a pas vraiment le même profil… et le fond de sac n’est pas franchement le même. Alors que choisir pour bien préparer son sac à dos de randonnée en fonction de la saison ?

Les vêtements de randonnée pour la saison estivale :

un pantalon et un short, pourquoi pas un pantalon zippé à transformer en short. Si la météo reste mitigée, un pantalon plus imperméable ou alors un surpantalon.
Une veste imperméable faisant également office de coupe-vent et une polaire ou une veste légère en duvet. Une casquette, un foulard ou un chapeau. Un sursac pour votre sac dos si la pluie est de la partie.

Enfin, à porter sur la peau, un t-shirt apte à sécher rapidement : coton à exclure ! Donc, optez pour des fibres synthétiques ou la laine qui est très agréable à porter. Un matériau naturel, doux et chaud, sans odeurs et séchant vite sans donner l’impression de froid. Il existe plusieurs épaisseurs de tissage ce qui permet d’ajuster en fonction de la météo.

Pour une rando de plusieurs jours, un de chaque me parait un bon compromis. Sachant que celui en laine peut aussi faire office de mini-polaire pour les soirées un peu fraîches.
À vous d’augmenter le nombre total de sous-vêtements en fonction de la durée de votre randonnée et de ce qui vous semble acceptable d’un point de vue hygiénique. Un élément important de décision étant le type d’hébergement qui vous attend. Douches ou pas douches ?

Les vêtements de randonnée pour la saison hivernale :

Le pantalon doit devenir plus chaud et imperméable et se doubler éventuellement d’un collant. Le nombre de polaire passe à deux et l’épaisseur se doit d’être à la hauteur du thermomètre…
Les veste en plume, type doudoune, à nouveau à la mode dans les magasins depuis quelques temps, sont légères, chaudes et prennent peu de place dans le sac.
Enfin, mieux vaut toujours privilégier plusieurs couche de vêtements, avec lesquelles on peut jouer, plutôt qu’une couche unique, trop chaude ou trop froide, c’est selon !

Le vêtement de peau est pour moi impérativement en laine. C’est le top du confort et de la chaleur.
Se rajoute impérativement gants et bonnet. En ce qui concerne les gants, deux ou trois paires d’épaisseurs différentes, plus ou moins étanches, ne sont pas un luxe (gants de soie, gants de laine ou fourrure, moufles, surgants étanches).

Et puis bien sûr, en toutes saisons, chaussettes et sous-vêtements, en optant cependant pour le minimum acceptable sachant que, pour les randonnées de plusieurs jours l’été, un bout de savon permet une rotation régulière.
Nécessaire de toilette, sac à rêves pour la nuitée, sans oublier des lunettes de soleil de qualité et une crème écran à fort pouvoir de protection. Papiers perso, argent.

Les éléments de votre sécurité en randonnée :

Tout d’abord, une petite visite régulière chez votre médecin traitant habituel est la première choses à mettre dans votre sac. Et cela ne pèse pas lourd !
Une carte et une boussole, même si vous connaissez très bien le site de votre randonnée. Un gps si vous disposez de cet outil.
Dans tous les cas, la pratique de l’orientation en montagne doit vous être familière…
Ensuite, une petite trousse de secours personnelle, surtout si soufrez d’une pathologie connue (allergies, asthme, etc). Le nécessaire pour les petits traumatismes.
Un téléphone mobile en état de marche pour appeler les secours en cas d’accident sérieux ou juste pour un conseil médical.
N’oubliez pas que la montagne présente des dangers : la sécurité se joue souvent bien avant de partir en randonnée.

L’alimentation pendant votre randonnée :
Par exemple, le nécessaire pour un pique-nique. Celui-ci pouvant se réduire à une thermos de thé ou une gourde d’eau et quelques fruits secs. Généralement, un bol souple, une petite cuillère et un couteau de poche suffisent largement si vous emportez un mini repas.
Pour une randonnée itinérante de plusieurs jours, l’organisation des pique-niques est un peu plus compliqué. Cela nécessite des dépôts préalables de nourriture ou bien de les acheter lors de votre nuitée. Préparer son sac à dos de randonnée c’est aussi prendre en compte tout ce qui se passe en-dehors de la randonnée !

Le bric à brac du sac du randonneur :

C’est à dire le bric à brac qui va personnaliser votre sac et surtout l’adapter finement aux objectifs de votre randonnée.
Du matériel photos selon vos envies. Une paire de jumelle. Un guide d’ornitho ou une flore de montagne. Un livre, de la musique. Version papier ou numérique sur votre téléphone ?
Mais attention au poids cumulé de tout ces petits « riens ». Ils sont redoutables…

Peser son sac à dos de randonnée : un geste de précaution !

Une fois votre sac bouclé, pesez le ! Pour une randonnée d’une journée, un sac à dos « classique » ne devrait pas excéder les 6/8 kgs. Tout compris. Pour une randonnée en autonomie, avec plusieurs nuitées en refuge, une douzaine de kilos me semble le grand maximum ! Car un sac plus lourd doit se justifier par du matériel spécifiques, photos par exemple ou bivouac. Pour préparer son sac à dos de randonnée correctement, voilà un critère incontournable.

Mais, passé ce seuil, plus le poids augmente plus votre sécurité risque d’en pâtir. Temps de marche allongés, fatigue accrue, perte de réactivité par rapport aux aléas du terrain, etc.

N’oubliez pas non plus de faire le bilan de vos précédents randonnées : qu’est-ce qui vous a manqué, qu’est-ce qui ne vous a pas servi ? Avec l’expérience, votre sac à dos de randonnée sera juste comme il faut !

Randonner avec de jeunes enfants.

Randonner avec de jeunes enfants est tout à fait possible. Cela est même une expérience très agréable. Mais partir en balade avec les « bouts d’chou » ne relève pas que du rêve, cela se prépare…

Randonner en famille ? Mais bien sûr !
La vie moderne chahute bien souvent les tout petits. Aussi, une balade en forêt avec ses parents ne peut être que bénéfique. Mais il ne faut pas tout mélanger. L’emmener parcourir le GR du Tour du Mont Blanc n’est pas d’actualité !
Par contre, si le confort de l’enfant et sa sécurité sont correctement pris en compte, bien des satisfactions sont au bout du chemin.
Pour vous, comme pour lui !
Le choix d’un système de portage et le déroulement de la balade se doivent d’être soigneusement choisis. Voici, en six points, comment préparer sa rando familiale.

Comment randonner avec de jeunes enfants.

Leçon n°1 : S’affranchir des PTT (Poussettes tout terrain).

Dès quelques mois, il est aisé de s’affranchir des contraintes d’une poussette, même tout terrain. Il suffit d’en remplacer les roues par les pieds des parents ! Bref, d’inventer le lit à porteur.
Car si le tout petit reste allongé, à plat, libre de ses mouvements, sans être sanglé de toutes parts, il appréciera très vite la douce cadence de la marche. Ses parents à portée d’oreille, bercé à souhait, il trouvera le sommeil ou s’abîmera dans la contemplation des arbres, des nuages, de ses mains….
Cependant, n’oubliez pas de vous arrêter régulièrement et de le prendre dans vos bras car les tout petits ont aussi besoin de bouger !

Leçon n°2 : hamac, couffin, écharpes et consorts…

En pratique, un mini-hamac à porter en bandoulière, peut faire l’affaire. Renforcez éventuellement sa rigidité avec un bout de “dodo-mousse” pour aider l’enfant à trouver sa place.
Un couffin, dont le fond est déjà rigide constitue une autre solution. Rallongez simplement les poignées à l’aide de sangles plates afin de le porter en bandoulière sans vous défoncer les épaules.
Pour protéger l’enfant du soleil, positionnez sur le devant du hamac ou du couffin un tissu en coton blanc à l’aide de pinces à linge.
Paradoxalement, avec de tout petits enfants et des conditions météo clémentes, des balades au grand air pourront durer assez longtemps, jusqu’à 1 ou 2 heures. Si les épaules du porteur résistent ! L’enfant prendra probablement vite l’habitude de ces sorties et dormira paisiblement.

Leçon n°3 : Chausser ses bottes de sept pas.

Petit à petit l’enfant acquière du poids et gagne du tonus musculaire jusqu’à se tenir assis. Progressivement vous pourrez alors utiliser un petit sac à dos de portage. Ou plutôt, un “sac à ventre”. Car cela induit une position plus confortable pour l’enfant qui peut se nicher au creux de la poitrine ou de l’épaule de son porteur. Un mini oreiller est un plus pour son confort.
Attention à ce que ce sac soit entièrement en tissu, sans parties dures pouvant provoquer une blessure par frottement ou pire, altérer sa circulation sanguine. Particulièrement au niveau des jambes qui pendent à l’air, hors de l’assise du sac, ce qui est une de leur faiblesse. Tenez les jambes au chaud grâce à une turbulette en fourrure que vous enfilerez jusqu’au niveau du sac. Une petite couverture fait aussi l’affaire.
Souvenez vous que même si vous transpirez à souhait, l’enfant reste, lui, immobile. Soyez donc très vigilant à bien le couvrir, particulièrement l’hiver, car sa thermorégulation corporelle n’est pas en place.
Avec ce type de portage, même avec un sac bien conçu, les périodes de marche ne devraient pas dépasser la demi-heure en hiver.

Leçon n°4 : Oser la polyvalence.

L’écharpe porte bébé est une autre solution pour le portage des petits. Il s’agit d’une sorte de grande bande de tissu grâce à laquelle l’enfant est porté dans de nombreuses positions. Tout son corps est maintenu uniformément, sans tension, y compris la tête si nécessaire. Il y est en sécurité, au chaud, bien au contact de son “parent-porteur”.
Outre la balade, cette écharpe s’utilise dans de nombreuses situations. Elle peut servir de couverture à la maison, voire de doudou ! Les adeptes de cette écharpe ne jurent bien vite que par elle bien que son utilisation nécessite un minimum d’apprentissage. Facile à ranger, peu encombrante, polyvalente, ce choix est à examiner de près.
Adieu poussettes et autres sacs…
Le mieux est d’essayer chacune des ces solutions de portage en fonctions du poids, de l’âge, du bien être de l’enfant et de la balade envisagée. La solution universelle n’existe pas : randonner avec de jeunes enfants exige de s’adapter !

Comment randonner avec de très jeunes enfants.

Leçon n°5 : Préférer le saucisson au marathon.

Dans tous les cas, prévoyez des pauses pendant lesquelles l’enfant évolue librement, à plat dos sur une couverture étendue au sol, par exemple. Car même correctement maintenu dans un système de portage, sa colonne vertébrale, encore très fragile, reste bien sollicitée. Tensions et fatigues musculaires doivent être évacuées. Il ne s’en rendormira que mieux pour la section de marche suivante.
Optez donc pour des balades courtes mais régulièrement interrompues par la découverte de l’environnement, des jeux ou un bon pique-nique ! De même, une pratique régulière de ces mini-randonnées l’habituera à être porté et il ne s’en sentira que plus en sécurité.
Lorsque l’on part randonner avec de jeunes enfants les débuts sont parfois chaotiques…

Leçon n°6 : Faire confiance à l’enfant.

Lorsque l’enfant commence à marcher (environ 12-14 mois) sa taille et son poids rendent progressivement pénibles et inadaptés les systèmes de portage précédent. Vous pourrez alors opter pour un vrai sac à dos de portage, aussi confortable pour l’enfant que pour le porteur. Mais laissez lui autant que possible l’initiative de la balade. Il en sera sans doute très heureux et vous fera (re)découvrir un monde insoupçonné sur des chemins connus par cœur. Une fleur, un insecte, des cailloux, de la neige…
Le sac à dos de portage n’intervenant que pour progresser d’une aire de découverte à la suivante. De sa position dominante dans son sac, bien assis, l’enfant pourra se consacrer à l’observation des alentours. Ou à un repos réparateur !
Veillez à ce qu’un auvent amovible, contre le soleil ou la pluie, soit prévu avec le sac et protégez, selon la météo (froid, soleil), les bras et les jambes qui restent exposés hors du sac.

Leçon n°7 : Observer, écouter, s’adapter.

Toutes ces solutions, tant du choix du système de portage que du déroulement de la balade, se doivent d’être adaptées à votre enfant et à votre propre perception de cette activité.
Mais si l’enfant vous sent confiant, serein, enjoué, il y a de forte chance pour que tout se passe très bien. Quelque soit le matériel choisi, à vous de veillez à sa sécurité et à son confort.
Enfin et surtout, restez à son écoute : même tout petit, s’il ne va pas bien il vous le dira !
Rapidement, les périodes de marche seront plus nombreuses que celles de portage. La motivation aidant, il vous surprendra probablement par son tonus. Et lorsque les distances parcourues par l’enfant s’allongeront il vous faudra veiller à votre forme… pour ne pas vous laissez distancer ! Randonner avec de jeunes enfants peut réserver quelques surprises !

Déclencher un secours en montagne.

Déclencher un secours en montagne rapidement et efficacement n’est pas si simple. Il s’agit pourtant d’une étape cruciale qui permettra, au bout du compte, de réduire au minimum les conséquences d’un accident. Une étape que tout randonneur devrait maitriser !

Comment déclencher un secours en montagne ?

Le moyen le plus immédiat et rapide pour déclencher un secours en montagne est le téléphone portable. Un seul numéro : le 112. Il vous mettra en contact avec les secours, partout dans les Alpes. Par ailleurs, les professionnels de la montagne, comme par exemple les accompagnateurs en montagne, peuvent disposer d’une radio locale spécialisée ou d’un téléphone satellitaire. Mais cela ne suffit pas !

Tout d’abord, assurez-vous que votre mobile est rechargé avant de partir en randonnée… Éteignez-le et glissez-le alors dans une poche bien au chaud. Pour profiter de votre randonnée en n’acceptant pas que l’on vous sonne quand vous avez la chance d’être en montagne ! Et pour que sa batterie ne se vide pas plus vite que prévu à cause du froid. Le froid est bien le pire ennemi de toutes les batteries, quelles que soient leurs usages. Si votre téléphone reste au fond de votre sac, il y a fort à parier qu’en fin de journée la batterie de votre mobile sera à plat !

Dans le cas ou votre téléphone mobile ne passe pas, rappelez-vous que le 112 est un numéro d’urgence pris en compte quelque soit votre opérateur et que lui, il peut tout de même « passer ». Dans le cas ou vous n’arrivez cependant pas à accrocher un réseau, alors, selon la taille du groupe, une personne devra se déplacer pour capter le réseau ou rallier le plus proche point d’où appeler les secours, les autres personnes restant avec la victime. La première urgence est bien de déclencher au plus vite les secours, une fois les premiers gestes de survie réalisés.

Le 112, un numéro d’urgence unique dans les Alpes.

Une fois les secours au bout du « fil », que va-t-il se passer ?

En tant que professionnel de la montagne, les accompagnateurs en montagne sont formés pour déclencher un secours en montagne.
Et régulièrement, une formation continue leur assure d’être toujours au fait des meilleurs gestes et techniques. Les exigences des secours sont alors tout autre à notre égard…

En tant que « particulier », si vous déclenchez un secours à propos, rien ne pourra vous être reproché. Mais rien non plus ne vous empêche d’en faire et savoir un peu plus.
Solidarité et entre-aide sont des valeurs montagnardes fondamentales.

Les informations nécessaires pour un secours en montagne.

La personne que vous aurez en ligne au 112 est un spécialiste, formé pour vous aider à donner toutes les infos nécessaires à un bon secours.

Indiquez tout d’abord où vous vous trouvez précisément ? Mais n’imaginez pas que votre interlocuteur connaisse comme sa poche la région où vous randonnez. Les Alpes, c’est grand !
Commencez donc par situer la région où vous vous trouvez puis précisez au fur et à mesure : région, massif, secteur du massif, point de départ de votre randonnée, nom du sentier suivi, noms des localités, sommets, lieux-dits. Autant d’indications précieuses qui permettront au secouristes de vous localiser. Si vous disposez d’un gps, notez les coordonnées du lieux de l’accident. Elles seront directement saisies dans l’ordinateur de bord de l’hélico par le mécanicien. Certaines applies peuvent les envoyer directement sur un téléphone mobile. Un gain de temps et d’efficacité maximum !

Présentez-vous, vous et votre groupe de randonneurs. Présentez la ou les victimes : âges, sexes, pathologies connues.

Décrivez rapidement les circonstances de l’accident.

Décrivez clairement les symptômes de la (les) personne(s) en difficulté.

Vous n’êtes pas médecin ! Ne brodez pas. Gardez votre calme. Ne vous laissez pas envahir par vos sentiments. Décrivez ce que vous voyez, ce qui s’est passé.
Cette étape est cruciale. Votre interlocuteur vous aidera à faire ce bilan.

Car en fonction de vos réponses, les matériels embarqués dans l’hélico ou le véhicule de secours ne seront pas les mêmes. C’est une question de place mais aussi d’efficacité. Un médecin n’a pas besoin des mêmes éléments pour réduire une fracture ou prendre en charge un coma.

À ce stade, il est probable que si il y a urgence, l’hélico est pratiquement en train de décoller ! La vitesse d’exécution d’un secours est souvent la clé de sa réussite. Comme par exemple pour les victimes d’avalanches.

Les premiers gestes de secours en montagne.

En parallèle à tout ceci, occupez vous de la (les) victimes ! Ne les touchez et ne les déplacez que si un danger les guette encore : chutes de pierres, position dangereuse au bord d’une falaise, etc

Si la victime est consciente, parlez avec elle, rassurez-la, prenez toutes les dispositions, avec son accord car c’est elle qui saura ce qui lui est le plus utile, pour la maintenir au chaud, dans le meilleur confort possible.

Si elle est choqué par le traumatisme, tâchez de la garder éveillée, consciente. Ne la laissez pas s’abandonner.

Si la personne est inconsciente, vous devriez la mettre en PLS : Position Latérale de Sécurité. Mais là, cela ne s’invente pas.
Et c’est à cet instant que vous regretterez de ne pas avoir passé votre Brevet de Premier Secours. Ou d’avoir snobé votre accompagnateur en montagne préféré…
Trop tard !

Cela consiste a positionnez alors la victime sur le flanc, à l’horizontal, avec la bouche ouverte comme point le plus bas de son corps. Le plus confortablement possible en la gardant au chaud. N’oubliez pas qu’il peut y avoir des traumatismes internes…

Ce n’est pas tout…

L’EC145, un hélicoptère ultra-performant.

Vous venez de déclencher un secours en montagne. Maintenant, vous devez préparer l’arrivé des secours. Quels sont les accès faciles que vous connaissez pour vous retrouver. Y a t-il un chemin à proximité ? Une zone dégagée pour que l’hélico puisse approcher, voir se poser.
Toutes ces questions vous aurons sans doute été déjà posées !

En aucun l’organisation des secours ne vous incombera, mais donnez toutes les infos utiles pour les pros du secours. Ils apprécieront. Les victimes aussi.

S’il s’agit de l’hélico qui vient à votre secours. Des précautions sont à prendre : attention danger !

Le pilote et lui seul décidera de son approche, de son posé éventuel. Indiquez seulement les obstacles : arbres, lignes électriques, vents forts, etc.

Lorsque vous l’entendez approcher, signalez votre position : fusée de détresse, miroir, vêtements voyants, frontale ou simplement la lumière de votre portable, parfaitement visible en montagne le soir ou la nuit.
Le pilote dispose de lunettes de vision nocturne.

Pour donner un repère fixe au pilote, particulièrement en hiver quand tout est blanc, positionnez-vous au milieu de la zone dégagée qui vous semble la plus adaptée. Accroupissez-vous et laissez venir à vous l’appareil.

L’EC145, un hélicoptère qui a du souffle !

Ne bougez sous aucun prétexte ! Confiance absolue dans les pilotes. Bien sur cela va vous faire bizarre. Mais si vous vous mettez à courir et que le pilote est surpris, il ne se posera pas ou pire, vous risquez de finir haché menu…
Même l’hélico posé, ne bougez pas, les secouristes viendront à vous.

Pendant ce temps, si possible ne laissez pas la victime seul. Accrochez fermes tous les sacs, skis, bâtons, et vêtements qui seront balayés comme des fetûs de pailles par le souffle du rotor. Et se transformeront en armes redoutables…
Tout ce qui pèse moins de 15 kilos DOIT être attaché !

Ensuite ? Dites merci aux secouristes, restez à leur disposition et laissez les bosser !!

A propos des accidents de montagne.

N’oubliez pas que les accidents n’arrivent pas que aux autres.

Qu’un accident en montagne est une situation extrêmement stressante. Je pèse mes mots…

Que nombre d’accident peuvent être évité moyennant une réflexion en amont. Et leurs conséquences minimisées moyennant une préparation adaptée.

Merci de ne déclencher les secours en montagne que si cela est vraiment nécessaire. Dans certains cas critiques, vous mettez aussi les secouristes en danger en faisant appel à eux ! Par contre, demandez des conseils au 112 sans hésiter. De même, signalez une situation qui vous semble préoccupante. Mieux vaut anticiper, cela ne fait pas de mal.

En conclusion, déclencher un secours en montagne n’est pas une mince affaire. Préparez-vous tranquillement chez vous, au cas où, afin de pouvoir être efficace le moment venu !

Quels vêtements pour randonner en montagne ?

Quels vêtements pour randonner en montagne et conserver un sac léger ? Bouquetins, chamois, et autres habitués des climats montagnards nous montrent comment faire !

Une couche bien chaude au contact de la peau, une couche chaude et isolante par dessus puis, pour couvrir le tout, une couche imperméable !
Le mutli-couche, rien de tel pour s’adapter aux changements de température et aux intempéries montagnardes.

Des vêtements de randonnée pour chaque parties du corps.

La question : quels vêtements pour randonner en montage doit-on mettre dans son sac revient sans cesse ! Cela dépend de quelle partie du corps il s’agit et à quelle saison il est question de randonner !?

Les vêtements de randonner pour le haut du corps :

Pour la couche chaude au contact de la peau, ma préférence va de loin aux vêtements en laine. Après avoir malheureusement disparu de la circulation au profit du synthétique, la laine est à nouveau à l’honneur !

En effet, chauds, très chauds même selon l’épaisseur, doux, agréable au toucher, absorbant les odeurs de transpiration, ils ne nécessitent même pas un lavage acharné. C’est écrit sur l’étiquette ! Pour un trek de plusieurs jours ou pour une journée de raquettes, c’est le top !

Par contre, pour les journées estivales de plein soleil, optez pour un matériel synthétique, bien respirant. Attention, certains tissus provoquent des irritations désagréables. Le choix est large et le résultat peu onéreux. Facile à laver, pas besoin d’avoir une pile de rechange…
Et le soir à l’étape, après la douche, une « petite laine », bien sûr !

Par dessus cette première couche, la « fourrure » polaire s’impose. Il y en a de toutes les marques, de toutes les couleurs, pour tous les goûts ! Pour les grands froids, vous pouvez même prévoir un gilet à ajouter sur la veste en fourrure.
Voilà une couche chaude de plus qui ne vous gênera pas dans vos mouvements. Et elle est aisée à enlever ou remettre.

À vous de jouer, en fonction de la météo, des saisons, et de votre propre sensation de confort, sur l’épaisseur de la fourrure.

La règle des trois couches !

Et pour finir, dernière couche, une veste imperméable et coupe-vent. Sur ce point, il ne faut pas lésiner.
Une veste ample, avec poches et capuches, en tissu respirant, est un élément indispensable. Mieux vaut craquer votre porte-monnaie sur ce point et être moins performant en-dessous.
Inutile d’avoir des dessous au top si votre veste prend l’eau de toutes part…

Enfin, oubliez les capes de pluie avec lesquelles le vent adore jouer ou les coupe-vent non respirant qui vous transporteront dans un sauna pour mieux vous frigorifier ensuite.

Tout ceci est modulable, mais le principe reste le même : un multicouche modulable pour affronter toutes les situations.

Les vêtements de randonnée pour le bas du corps :

Pour le jambes :
L’été se vit en short. Et pantalon léger pour la soirée.
Pour les randonnées estivales, type douches écossaises, il y a des shorts en tissus souples qui sèchent au moindre coup de vent : le top…
Une autre option consiste en un surpantalon à enfiler sur votre short ou pantalon ou collant. S’il fait trop froid pour le short.
En le prenant large, il peut aussi faire office de guêtre et empêcher l’eau de rentrer dans vos chaussures. Pas mal non plus.

Pour l’hiver, un collant en laine, bien sûr. Et un pantalon imperméable. Respirant si possible, pour le confort, mais le prix est souvent élevé.
Un tissu « déperlant » et souple est très agréable pour conserver une bonne aisance dans les mouvements.
Ou bien un pantalon doublé, chaud. Des zips sont un plus pour aérer les jambes quand le soleil pointe son nez.

Quels vêtements pour randonner en montagne ? Reste le plus difficile… Les pieds et les mains !

Les vêtements de randonnée pour les extrêmités !

Concernant les extrêmités, il n’y a pour moi aucun compromis !
Une chaussure qui vous comprime les pieds, vous blesse, et vous pouvez dire adieu à tout vos projets…
Été comme hiver, vous devez être aux petits soins pour vos chaussures !
Alors, comment choisir ses chaussures ?
À lire mon article sur la question par ici !

Et les mains !? Ah oui, au fait !!
Là, c’est plus facile. Comme les poupées russes, vous pouvez protégez vos mains selon la température extérieure de façon progressive, en jouant avec les couches :
Une paire de gants fins en soie.
Une petite paire de gants en fourrure.
Une paire de moufles en fourrure.
Une paire de surmoufle étanche.
Toutes les combinaisons sont théoriquement possibles. Mais bien vite, l’expérience aidant, vous saurez vite ce qui vous convient.
Tout le monde n’a pas la même sensibilité au froid.

Reste les chaussettes, bonnet, casquette, foulard et autres lunettes, mais là, à chacun de trouver ses préférences.
Pour les lunettes, cependant, prenez des verres de protection maximale. Le soleil sur la neige peut avoir des effets redoutable pour vos yeux.

Alors, quels vêtements pour randonner en montagne ? Compte tenu de l’offre en la matière, il est parfois bien difficile de choisir…
Préférez les solutions simples, solides, et méfiez-vous des offres hyper techniques qui font bien dans un magasin, détruisent votre compte en banque, mais sont souvent bien décevantes sur le terrain…

Les dangers de la montagne

L’air pur, les grands horizons, le silence… Oui mais pas toujours ! Il vaut mieux savoir un peu où l’on met les pieds en ayant une petite idée sur la question : les dangers de la montagne sont multiples !

Mobilité douce !

La montagne attire beaucoup de monde, été comme hiver. À l’image de la mer, il s’agit d’un milieu particulier dont il vaut mieux connaître un minimum les spécificités.
Mais il est probable que vous prendrez plus de risques au cours des trajets en voiture que pendant votre randonnée en montagne ! Ce qui ne minimise en rien les risques réels que recèlent ces si belles régions. Et milite pour la mobilité douce. S’en retourner chez soi en train ou en bus avec la perspective d’une sieste bien au chaud, c’est tout de même mieux que quelques heures de conduite avec les yeux plein de sable !

Chaque accident de randonnée est unique.

Il est difficile, voir contre-productif de lister et classer les dangers qui peuvent y être rencontrés. Pas de parade miracle. La sur-médiatisation de quelques cas ne faisant qu’ajouter à la confusion. Les dangers de la montagne sont multiples et très divers.
Une fréquentation régulière, la connaissance du milieu et l’analyse des accidents montrent qu’il y a souvent plusieurs facteurs et surtout un contexte général, propice à la survenu d’accidents. Il est intéressant de connaitre ces facteurs, de les relier entre eux, tout en sachant que les combinaisons possibles sont infinies, faisant de chaque accident un cas unique.

Le contexte spécifique d’une randonnée en montagne.

Le contexte montagnard tout d’abord. Les montagnes présentent des conditions météorologiques qui peuvent changer très vite. En une heure de temps, le ciel bleu laisse la place à un violent orage. Une vallée peut se retrouver sous la pluie et à quelques kilomètres de là, une autre être encore au soleil. Des températures variables et parfois extrêmes.
Une rando en raquette l’hiver par moins 25°C est une expérience magique mais qui exige un minium de précautions. La remontée d’un sentier caillouteux, sous un soleil de plomb, pour atteindre un refuge haut perché, peut conduire à des coups de fatigues sévères. Le brouillard, le vent, la neige, la pluie, autant de facteurs qui modifient du tout au tout les conditions d’une randonnée espérée idyllique.
Et puis il y a la fameuse acclimatation. Chacun y est sensible à sa manière et pas toujours de façon constante. Respiration haletante, cœur qui s’emballe, vertiges, maux de têtes…
Bref, mieux vaut savoir quelles sont les précautions à prendre ! Ou partir avec un accompagnateur en montagne qui saura vous conseiller et gérer ces difficultés de façon optimum.
En attendant, voici quelques précautions à prendre pour faire face aux dangers de la montagne.

Les précautions de base à prendre avant de randonner en montagne.

La météo en montagne :

Prenez connaissance du bulletin des prévisions météo pour le massif où vous trouvez. Sites internet, offices de tourisme, bureau de la montagne. Ce bulletin est généralement généreusement affiché. N’hésitez pas à vous le faire commenter par un spécialiste. Calez la durée et le choix de votre randonnée sur ces impératifs.

L’itinéraire de randonnée choisi est-il adapté :

Choisissez un itinéraire adapté à votre condition physique et votre connaissance de la montagne. Longueur, difficulté, dénivelées, balisages, refuges, variantes…
Si vous ne connaissez pas bien la montagne, partez avec une personne expérimentée, adhérez à une association de randonneurs, inscrivez-vous à une randonnée accompagnée… Mais ne partez pas seul ! Une simple entorse pourrait alors avoir des conséquences désastreuses.

Informez votre entourage :

informez précisément une personne de votre projet et de l’heure prévue, même approximative, de votre retour. Avec pour rôle de prévenir les secours si celui-ci s’éternise.
Appeler les secours : munissez-vous d’un téléphone mobile pour appeler les secours, si nécessaire. Mais attention, si et seulement si, cela est vraiment nécessaire.
Ne mettez pas la vie des secouristes en jeu pour une simple éraflure. Sans oublier qu’en montagne le réseau de téléphone comporte des zones d’ombres.
Un seul numéro pour les alpes : le 112.

Êtes vous prêt pour partir randonner :

Le contexte personnel ensuite. En faire l’impasse serait vous mettre en danger. Évaluer vos capacités physiques est un préalable. Pas des plus faciles. La pratique régulière d’une activité sportive d’endurance représente une des meilleures approches. Toute l’année. Vélo, natation, course à pied et bien entendu, marche. Comme pour chaque activité sportive, la randonnée sollicite des muscles spécifiques, parfois un peu oubliés. Et une capacité respiratoire adaptée à un effort d’endurance, plus que de puissance.
N’hésitez pas à faire une visite à votre médecin traitant qui pourra vous dresser un bilan plus précis. Très utile pour le choix d’un itinéraire.

Partez avec des vêtements adaptés :

Chaussures, vêtements chauds au cas ou, lunettes, crème solaire, petit sac à dos… N’oubliez pas les petits matériels de base : carte, boussole, tél mobile et numéros essentiels, trousse de premiers secours.
Prenez un bon petit déjeuner et glissez dans votre sac de quoi vous alimenter et boire, sans restriction. En évitant les boissons alcoolisées, ce qui ne rendra que meilleur l’apéro du soir.
Avec les enfants, des précautions particulières sont à prendre en compte. Car s’ils peuvent en étonner plus d’un, il peuvent aussi involontairement rendre critique une situation par ailleurs peu dangereuse.
Enfin, sachez avec qui vous partez et pourquoi ! Pour votre plus grand plaisir bien sûr. Mais avec quels objectifs, quelles ambitions ? Pour une performance ou une simple balade d’agrément ? Pour prendre l’air ou préparer votre trek au Népal ? C’est peut être un des points essentiels ! Car la plus grande difficulté que vous risquez de rencontrer consiste à décider de faire demi-tour à temps. Quand les conditions de votre randonnée deviennent plus tendues, la fatigue aidant, l’acuité de perception de votre situation s’émoussera et l’obstination à poursuivre s’installera insidieusement.
Vous menant parfois au pire, sans vous en rendre compte. Un phénomène bien connu pour les questions d’orientation.

Combinaisons de risques montagnards.

Contextes montagnard et personnel, voilà deux points de repères pour aborder votre prochain séjour en montagne. Chacun de ces critères pris séparément ne sera probablement pas suffisant pour provoquer un accident.
Si vous choisissez un itinéraire trop difficile mais qu’il fait grand beau et que vous faites demi-tour, quitte à un retour tardif, peu importe ! Mais un itinéraire trop long, la fatigue qui s’installe, un petit orage estival, un mobile qui fonctionne mais pas de carte dans le sac pour vous indiquer où vous vous trouvez…
Et là, vous risquez de toucher le « jackpot »… Rappelez-vous, les dangers de la montagne sont multiples.

Comment évaluer le risque lors d’une randonnée en montagne ?

Pour finir, une petite méthode tout à fait empirique, d’aide à la décision pour rebrousser chemin. Libre à chacun de se l’approprier comme bon lui semble. Mais elle ne peut en aucun cas être considéré comme infaillible.
Elle consiste à compter le nombre de transgressions que vous effectuez par rapport à une conduite optimum. À vous de décider à partir de combien de transgressions vous vous imposez de renoncer…
Vous partez randonner en montagne malgré une météo instable et des risques d’orages. Une transgression.
Vous avez oublié votre téléphone mobile sur la table de la cuisine. Deux.
Le sentier détrempé par les pluies de la veille vous oblige à une traversée délicate au-dessus de barres rocheuses. Votre compagnon de rando n’aime pas trop. Trois.
Vous n’avez plus rien à manger et le ciel s’assombrit. Quatre.
Vous continuez ??

La trousse de secours en randonnée

Au fond du sac, une petite trousse de secours de randonnée. Mais que mettre dedans ? Voici quelques pistes…

Votre accompagnateur en montagne est titulaire de la formation au Premiers Secours (PSC1). Il est donc formé pour pratiquer les premiers gestes de secours en cas d’accident. Par ailleurs, il se tient régulièrement informé de l’évolution des pratiques.

Il l’est également pour déclencher un secours, si cela est malheureusement nécessaire, ainsi que pour préparer un blessé avant sa prise en charge par les services de secours spécialisés.

Mais il n’est en aucun cas un médecin ! Sauf s’il a eu d’autres vies avant celle d’accompagnateur en montagne…

Et bien sûr, il emmène avec lui une trousse de premiers secours, essentiellement pour traiter les bobos classiques des randonneurs !
Ainsi que pour faire face à de petits traumatismes.

Mais à chacun d’emporter avec soi sa propre pharmacie, en particulier pour un traitement médical personnel.

De même, réalisez un bilan de santé chez votre médecin préféré ! Cela est fortement recommandé pour toute activité sportive, randonnée comprise. Régulièrement.

Que mettre dans sa trousse de secours de randonnée ?

Je ne vous donnerai pas de noms précis des produits à emporter, tout simplement car je vous conseille de valider votre choix avec votre médecin traitant. Lui seul vous connait, médicalement parlant.
Si par exemple, vous êtes allergique, ou si vous avez un traitement particulier, lui seul pourra vous indiquer le bon produit.

Ceci dit, en premier lieu, prenez dans votre trousse de secours de randonnée tout ce qui va vous permettre de désinfecter et soigner des plaies consécutives à une chute.
Désinfectant, pansements, petites bandes adhésives pour refermer une plaie, pommade pour les coups ou hématomes superficiels.

Prévoyez, pour le médecin improvisé, une paire de gants fin en latex, et un petit flacon de désinfectant pour les mains, à utiliser avant toute intervention.

Également, une bande souple pour maintenir ou protéger une plaie, un rouleau de bande adhésive de contention, très pratique pour maintenir un doigt fracturé par exemple.
Des compresses stériles, une attelle souple déformable, très pratique pour les entorses ou fractures des pieds, poignets, mains.

Bien sûr, votre trousse de secours de randonnée doit comporter le kit complet pour les ampoules aux pieds : de quoi percer une ampoule, aiguille, épingle de nourrice et briquet pour la stériliser, pansements spéciaux de protection à conserver dans la chaussure.

Prenez également une bonne crème hydratante, voire une pommade ou une huile essentielle pour les coups de soleil. Très efficace. Un collyre pour apaiser les yeux fatigués par le soleil et la poussière.

Dans un autre domaine, vous pouvez disposez de quelques pastille de sucre rapidement assimilable pour les coups de pompes.

N’oubliez pas une mini-pince pour les échardes, un tire-tique, très pratique.
Un petit couteau de poche avec au moins une lame bien affûtée.

L’hiver, ajoutez une petite chaufferette au charbons de bois, très efficace, ou bien une pochette de chaufferette chimique à usage unique. Attention aux dates de péremption.

Pour conserver tout ce fourbis à l’abri de la poussière, opter pour une petite trousse à pharmacie du commerce. Option un peu lourde, mais plus efficace que le sac en plastique !

Et si vous devez appeler les secours en montagne

Dans le cas ou vous devrez faire appel aux secours en montagne, en plus de votre téléphone mobile, chargé, (voir mon article consacré au déclenchement des secours), prévoyez une couverture de survie, un sifflet, un petit miroir avec une visée, une petite lampe torche ou une mini-frontale, à moins que vous n’ayez une fonction « baladeuse » sur votre téléphone malin (smartphone en anglais !).
Mais attention à la batterie ! Une batterie de secours est donc une bonne idée.

Enfin, au-delà des petites blessures sans gravité, si vous avez un doute ou bien si vous ne savez pas trop quoi faire dans une situation difficile, vous pouvez téléphoner au secours (112) pour un simple conseil.
N’hésitez pas, mieux vaut agir trop tôt que trop tard !

Les professionnels (médecins, pompiers, secouristes) qui vous répondront vous aiderons à prendre les bonnes décisions et réaliser les bons gestes !

Choisir son sac à dos de randonnée

Le sac à dos est un élément essentiel pour le randonneur. L’offre est abondante et il n’est pas facile de s’y retrouver. Alors comment bien choisir son sac à dos de randonnée ? Le choix est tellement vaste…

À mon sens, il y a trois critères importants pour le choisir. Pas plus ! Son poids, son système de portage, sa capacité.

Le poids du sac à dos de randonnée :

Le poids du sac à dos doit être le plus léger possible ! Sans pour autant sacrifier ni à sa solidité ni au confort. Les matériaux modernes permettent cela facilement. On trouve des sac entre 1 kg et 1,5 kg vide, parfait pour la randonnée pour plusieurs jours.

À mon avis, ce n’est pas parce qu’un sac à dos dispose de tout plein de poches et autres zips qu’il est au top de ce qui se fait de mieux. Ne serait-ce pas juste du poids en trop ?

Le système de portage du sac à dos de randonnée :

Pour le système de portage, soyez très attentif aux bretelles et à la ceinture ventrale. Un sac à dos, et tout le barda qui s’y trouvent se porte avec les hanches, pas avec les épaules !

Allez donc randonner avec un sac de 15 kg sans ceinture ventrale ! Si vous n’avez pas les épaules défoncées à la fin de la journée, c’est qu’elles sont en béton !
Quant à votre dos, vous serez bon pour un abonnement chez l’ostéopathe !

La ceinture ventrale doit être ajustée, sans vous couper en deux, de façon à ce que votre sac soit équilibré sur vos hanches. Les bretelles servent à le maintenir dans cet équilibre et à l’empêcher de gigoter dans tous les sens au moindre mouvement.
Ah oui, aussi, porter aussi un peu de son poids. Un peu. Mais vous devez pouvoir les décoller de vos épaules ces bretelles, d’un simple mouvement, en souplesse sans que vote sac se retrouve les quatre fers en l’air. À moins que ce ne soit vous.

Comment porter une sac à dos de randonner ?!

Le sac doit aussi se trouver positionné au plus près de votre dos de façon à ne pas vous tirer en arrière. En bref, perturber le moins possible votre position naturelle de marche… celle sans sac !
Pour la même raison, il vaut mieux pouvoir le remplir en hauteur, parallèlement à votre dos plutôt qu’en épaisseur : plus le centre de gravité du sac s’éloigne de votre dos, plus il sera difficile à porter.

Ainsi, souvent, les systèmes brevetés de chez Mister JeBrevetteTout, anti transpiration, ventilation du siècle, systèmes faciles qui le rende léger comme en apesanteur et autres poches miracles, sont au mieux sans intérêt, souvent inutile, voir néfaste.

Un sac à dos, c’est une grand poche en hauteur, collée à votre dos, avec des bretelles et une ceinture ventrale confortable. Le tout, solide et léger.

Comment choisir son sac à dos de randonnée ? Au plus simple. Et je vous laisse le choix de la couleur !

La capacité d’un sac à dos de randonnée :

En ce qui concerne sa capacité, estimée en litres, cela dépend de votre projet de randonnée et non pas du nombre de jours de randos !
Si vous partez pour un affut photographique avec un bivouac en hiver, même pas deux jours donc, vous avez sans doute intérêt à viser grand…
Si vous partez pour un trek de 15 jours avec des porteurs, un petit sac à doc pour vos lunettes et le tube de crème solaire fera l’affaire.

À noter un accessoire utile et efficace, le sursac qui protégera le contenu de votre sac des pluies insistantes. Plus facile à utiliser que les sacs poubelles…

Plus généralement, mieux vaut un sac un peu grand et bien conçu pour le portage : le poids de l’air dans votre sac vide n’a pas beaucoup d’influence… Surtout s’il est rempli correctement, c’est à dire en hauteur, le long du dos.
De toute façon, quel que soir le nombre de poches, filets, zips, fourre-tout… ce que vous cherchez est toujours au fond du sac !
Mais attention, la nature a horreur du vide parait-il ? De gentils clients m’ont remplit le vide de mon sac avec de belles pierres bien polies. En oubliant de me prévenir…
Simple oubli… qui nous a bien fait rigoler. Et bien moi, j’ai oublié les pierres sur le bord du chemin.
On appelle ça un cairn !

Alors, comment choisir son sac à dos de randonnée ? Pour ma part, deux sacs à dos me permettent de m’adapter à tous les projets classiques. Un petit, de 25/30 litres. Un grand de 70/80.

À vous de jouer !

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Daniel Appell
Accompagnateur en montagne.

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