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Daniel Appell, guide naturaliste, accompagnateur en montagne

Tout peut changer.

Voici le dernier livre de Naomi Klein dont le titre résume fort bien le thème : Tout peut changer, capitalisme & changement climatique.

 

De la note au cerveau. L’influence de la musique sur le comportement
Naomi Klein est une journaliste canadienne, auteur et cinéaste. Elle a notamment publié No Logo, la tyrannie des marques en 2001 et La stratégie du choc : montée d’un capitalisme du désastre, en 2008.
Deux ouvrages qui l’ont fait connaître au grand plus grand nombre, bien au-delà des foncières canadiennes.

Avec ce nouvel ouvrage, Naomi Klein se place résolument au cœur du débat qui devrait animer toutes les discussions politiques :
peut-on continuer à vivre avec le capitalisme débridé qui domine pratiquement tout sur Terre aujourd’hui ou doit-on entendre les signaux de surchauffe, de plus en plus alarmants, que tous envoie notre petite planète bleue ?

Il m’est impossible de résumer ici cet ouvrage particulièrement fouillé : les notes et références occupent une centaine de page !
Une véritable mine d’information pour ceux qui veulent creuser une question…

Quant au texte du livre, si la question n’était pas si grave, on se croirait dans un bon roman policier. Sauf que…

On peut distinguer deux parties : la première dresse un bilan sans concession des responsabilités qui pèsent sur les climato-septiques outrageusement financés par les compagnies pétrolières et minières.

La seconde partie porte l’espoir ! Le descriptif de tous les combats, de toutes les oppositions citoyennes qui voient le jour partout dans le monde est on ne peut plus réjouissant.
Et donne bien le sentiment que, oui, tout peut changer.

Dernières phrases du livre : « L’histoire a frappé à ta porte. Lui as-tu répondu ? Voilà une excellente question. Qui s’adresse à nous tous.»

Voici la présentation de couverture du livre de Naomi Klein :

«Oubliez tout ce que vous croyez savoir sur le réchauffement climatique. La vérité qui dérange ne tient pas aux gaz à effet de serre, la voici : notre modèle économique est en guerre contre la vie sur Terre.
Au-delà de la crise écologique, c’est bien une crise existentielle qui est en jeu – celle d’une humanité défendant à corps perdu un mode de vie qui la mène à se perte.
Pourtant, prise à rebours, cette crise pourrait bien ouvrir la voie à une transformation radicale, susceptible de faire advenir un monde non seulement habitable, mais aussi plus juste.
On nous a dit que le marché allait nous sauver, alors que notre dépendance au profit et à la croissance nous fait sombrer chaque jour davantage. On nous a dit qu’il était impossible de sortir des combustibles fossiles, alors que nous savons exactement comment nous y prendre – il suffit d’enfreindre toutes les règles du libre marché : brider le pourvoir des entreprises, reconstruire les économies locales et refonder nos démocraties.
On nous a dit aussi que l’humanité était par trop avide pour relever un tel défi. En fait, pourtant dans le monde, des luttes contre l’extraction effrénée des ressources ont déjà abouti et posé les jalons de l’économie à venir.
Naomi Klein soutient ici que le changement climatique est un appel au réveil civilisationnel, un puissant message livré dans la langue des incendies, des inondations, des tempêtes et des sécheresse.
Nous n’avons plus beaucoup de temps devant nous.
L’alternative est simple : changer… ou disparaître.»

Pour finir, voici un extrait de l’ouvrage (page 446) :
Naomi Klein rappel quel a été l’engouement pour la première machine à vapeur de James Watt, à la fin des années 1770. Elle permettait aux entreprises de se libérer de la contrainte de construire leur usines à proximité des sources d’énergie : rivières, chutes d’eau, vents dominants, etc. Bref, de se libérer des contraintes géographiques, naturelles…
« C’est à cette envoutante utopie d’une maîtrise totale de la nature que tant des défenseurs des énergies fossiles sont si peu disposés à renoncer.
[……] Il ne fait aucun doute que la transition vers les énergies vertes n’est pas une simple substitution de source d’énergie, car elle suppose aussi une transformation fondamentale des rapports de pouvoir entre l’humanité et le monde naturel qui maintient celle-ci en vie.
La puissance du soleil, du vent et des marées peut certes être exploitée, mais, contrairement aux combustibles fossiles, ces forcent ne pourront jamais être entièrement contrôlées par les êtres humains. Et chaque écosystèmes dicte ses propres règles. »

D’où une approche coopérative avec la nature qui inspire une nouvelle vision du monde dans lequel l’humanité travaillerait en synergie avec la Terre au lieu de « seulement » l’exploiter.

Tout peut changer

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